La quête mystique de Bouteflika

Virée dans une zaouïa, visite à la grande-mosquée et message religieux

La quête mystique de Bouteflika

Liberté, 16 mai 2018

Le chef de l’État, qui a inspecté deux ouvrages dédiés au culte, a, dans un message publié le jour même, insisté sur la valeur de la paix dans l’islam.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a effectué, hier, sa deuxième sortie dans la capitale, en l’espace d’un mois. Une sortie qu’il y a lieu de considérer comme un pèlerinage religieux, puisque il s’agit de l’inspection-inauguration de deux projets chers au chef de l’État, à savoir la zaouïa Belkaïdia, à Tixeraïne, dans la commune de Birkhadem, et le chantier de la Grande-Mosquée d’Alger, dans la commune de Mohammadia. Cette activité, qui intervient à la veille du mois de Ramadhan, coïncide également avec la célébration de la Journée internationale du vivre ensemble en paix, le 16 mai, initiée par l’Association internationale soufie Alawiyya, présidée par l’Algérien cheikh Khaled Ben Tounès, et adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies depuis le 8 décembre 2017.
Une occasion que le président Abdelaziz Bouteflika a saisie pour adresser un message fort long, et dans lequel il fait la promotion de “la réconciliation nationale” et “les valeurs universelles de l’islam”. Ainsi, pour Abdelaziz Bouteflika, “cette proclamation (Journée internationale du vivre ensemble en paix, ndlr) traduit la reconnaissance, par la communauté internationale, des efforts consentis patiemment et avec succès par notre pays en faveur de la promotion de la culture de la paix, du dialogue, du respect mutuel et de la tolérance entre ses propres citoyens”. Il considère, à cet effet, que “face aux théoriciens de la confrontation civilisationnelle, face aux partisans des logiques de l’exclusion, face aux promoteurs de l’extrémisme et des violences multiformes qui en découlent, dont le repli sur soi, le rejet et l’infériorisation de l’autre, la discrimination sous toutes ses formes, et malheureusement la phobie du musulman en particulier, notre pays a constamment prôné la promotion du dialogue, de l’entente et de la coopération entre les religions et les cultures, puisant pour cela ses références dans les enseignements de notre sainte religion, l’islam, la religion qui prône la paix et la coexistence ainsi que le montrent des siècles d’histoire de l’humanité, à travers les continents”. Vers la fin de son message, en s’adressant plus particulièrement aux Algériens, Abdelaziz Bouteflika a souligné que “notre peuple devra persévérer dans la promotion de la culture de la paix et du vivre ensemble en redoublant d’efforts et de constance à l’intérieur de notre pays, de manière palpable, à travers la valorisation du civisme, du travail et de l’amour de la patrie. À travers un comportement digne, nous serons à même de défendre la véritable image de notre religion, l’islam, et de notre patrie, sur la voie de la construction, de la prospérité et de la fidélité à nos glorieux martyrs”.
Pour rappel, le 9 avril dernier, et après une longue absence du terrain, le Président avait inauguré la mosquée de Ketchaoua et les stations de métro de la place des Martyrs et d’Aïn Naâdja.

M. M.