L’Etat face au statut des victimes de 1963

Le FFS s’était engagé dans une opposition armée contre la dictature

L’Etat face au statut des victimes de 1963

El Watan, 21 octobre 2012

Près de 50 ans après le déclenchement de l’insurrection armée par le leader charismatique du Front des forces socialistes (FFS), Hocine Aït Ahmed, contre le régime du couple Ben Bella-Boumediène, voilà que la question du tandem des victimes de ces événements, longtemps ignorée, remonte à la surface. Les anciens combattants des «maquis du FFS» ainsi que des cadres militants du parti réclament une reconnaissance, plutôt politique, où il est fait place au statut de «martyrs de la démocratie».

Le 29 septembre 1963, des dirigeants politiques et militaires de la lutte de Libération nationale, conduits par Hocine Aït Ahmed, proclament à Tizi Ouzou la naissance du Front des forces socialistes (FFS) comme parti d’opposition à la dictature qui commençait à se mettre en place.

L’Assemblée nationale constituante (ANC), élue une année auparavant, est ligotée par un groupe mené par le tandem Ben Bella-Boumediène qui affiche ses intentions d’installer l’Algérie nouvellement indépendante sur les voies de la dictature. Dissolution du Parti communiste algérien, arrestation des figures de la lutte de Libération, tel Mohamed Boudiaf… L’ANC, qui a pour légitimité de «construire les fondations constitutionnelles et institutionnelles de l’Etat», a été supplantée par «une autre assemblée d’officiers saupoudrée de cadres civils ‘révolutionnaires’ qui élabore et adopte la Loi fondamentale en conclave dans un cinéma». Son président, Ferhat Abbas, jette l’éponge le 12 août 1963 ; suit une cascade de démissions de députés, dont celle de Hocine Aït Ahmed. Ce dernier entre dans une opposition ouverte au régime de Ben Bella. Soutenu par des figures de la Révolution comme Ali Yahia Abdennour, Medri Belaïd, Mourad Oussedik, le colonel Mohand Oulhadj, Yaha Abdelhafidh, Aboubakr Belkaïd et des centaines de maquisards issus essentiellement des Wilayas III et IV historiques, il fonde le premier mouvement d’opposition, exigeant la mise en place d’un régime ouvert.

La proclamation du FFS, le 29 septembre 1963, provoque les foudres du régime de Ben Bella qui, sous la poussée de son ministre de la Défense, Houari Boumediène, envoie les troupes de l’armée en Kabylie pour réprimer l’opposition dans le sang. Le régime abat une impitoyable répression. Fort d’un soutien populaire, le FFS organise la riposte et met en place ses propres maquis, avec un commandement militaire appelé «état-major des forces armées combattantes du FFS» en Kabylie et dans la Mitidja. Le conflit prend une tournure violente et dure près de deux ans. Le chef du FFS, Hocine Aït Ahmed, est arrêté en compagnie de son bras droit, Ali Mecili, en octobre 1964. Les maquis du FFS, sous la conduite du colonel Mohand Oulhadj, résistent aux forces de l’ANP. Le bilan est terrible. Plus de 400 morts côté FFS, près de 3000 personnes arrêtées. Des centaines de militants ou sympathisants sont torturés. Hocine Aït Ahmed est déférré devant la Cour de sûreté de l’Etat et est condamné à mort.

Face à des tensions au sommet du pouvoir, alors qu’un autre conflit s’ouvre avec le Maroc, le régime de Ben Bella est contraint de mettre un terme au conflit avec le FFS. Après des tractations, les deux parties (pouvoir et FFS) parviennent à un accord de cessez-le feu. Après des négociations, elles scellent un accord, le 15 juin 1965, stipulant entre autres la reconnaissance du FFS comme parti d’opposition.
Trois jours après, le colonel Boumediène renverse le président Ben Bella, remettant ainsi en cause les accords passés avec le FFS, annihilant les espoirs démocratiques. Le nouveau régime de Boumediène installe l’Algérie dans une dictature cruelle. Près de cinquante ans après cette guerre contre les militants du FFS, occultée par l’histoire officielle, l’Etat est aujourd’hui interpellé et doit reconnaître les premières victimes de la démocratie.
Hacen Ouali


Avec les anciens maquisards du FFS à Ath Yenni

«Nous sommes les pionniers de la révolution démocratique»

A la mémoire des martyrs de la démocratie : 1963-1988» décline une stèle érigée dans un cimetière du village d’Ath Yenni (40 km de Tizi Ouzou, en Haute-Kabylie).

Ath Yenni (Tizi Ouzou). De notre envoyé spécial

Une gerbe de fleurs déposée lors d’une commémoration organisée le 29 septembre dernier orne le monument. 29 septembre comme la date anniversaire de la création du Front des forces socialistes (FFS). Au pied de la stèle s’étale une dalle de béton sous laquelle gisent les dépouilles de sept martyrs en quête d’un statut. «Ils ont tous fait la Révolution. Ce sont des militants nationalistes de la première heure, qui avaient pris les armes dès 1954. Parmi eux figurent de vaillants officiers. L’ironie de l’histoire a voulu qu’ils soient tués par l’ANP, eux qui ont échappé aux griffes de l’armée coloniale», lance un jeune militant de la section FFS de Beni Yenni. Cette stèle, assure-t-on, est le premier monument dédié aux martyrs du maquis de 1963.

Quelques mètres à côté, derrière la grille du cimetière, s’élève un autre monument : deux mains géantes levées vers le ciel. C’est le monument aux martyrs de la guerre de Libération. «Cette stèle (celle du FFS, ndlr) a connu deux inaugurations», explique Da Rezki, ancien maquisard de 1963, un septuagénaire plein de verve, appuyé sur une béquille. «La première fois, elle a été inaugurée en 1989 par maître Ali Yahia Abdennour ; ensuite, elle a été inaugurée une deuxième fois par Hocine Aït Ahmed en 1990.»
Si, côté monuments, très peu de traces de cette séquence tumultueuse de notre histoire sont gravées dans le marbre, en revanche, force est de constater que ces événements sont jalousement gardés dans la mémoire de ceux qui les ont vécus. Parmi eux, Hebib Medjber, 69 ans, un des tout premiers militants du FFS au village de Mouloud Mammeri. Il faut dire que l’homme ne fait guère son âge, lui qui en impose par sa carrure. Hebib Medjber revient sur ces années houleuses qui le poussèrent à prendre le maquis, aux côtés de Da L’Ho, pour contrer le «clan d’Oujda». C’est, faut-il le rappeler, l’une des grosses conséquences de l’été 1962. «Nous sommes les pionniers de la révolution démocratique», dit tout de go Hebib Medjber. «On reconnaît des droits aux tangos et on ne reconnaît pas les martyrs de 1963. C’est injuste !», martèle-t-il.

«J’ai subi des tortures atroces»

Et de nous faire le récit de son engagement précoce: «Je devais avoir à peine 18 ans. Il y avait l’histoire des wilayas, le coup de force de Boumediène. Avant de rejoindre le maquis du FFS, j’ai participé à la lutte interwilayas. J’étais dans la première opposition du temps de Mohand Oulhadj. Après, le colonel Oulhadj a rejoint les rangs de l’ANP à l’appel du colonel Ouamrane, pour participer à la guerre des Sables (contre le Maroc). Il disait que la défense de notre intégrité territoriale était une priorité. Après le retrait de Mohand Oulhadj et la fin de la première opposition, qui avait duré 4 à 5 mois, je suis parti en France pour fuir la répression qui s’abattait sur nous. En mai 1964, j’ai réintégré la deuxième opposition. Nous étions environ une compagnie. Nous étions bien structurés. Mais les consignes de Hocine Aït Ahmed étaient d’éviter au maximum les accrochages avec l’ANP pour nous épargner d’inutiles effusions de sang. Sous Oulhadj, nous étions tout un bataillon, voire plus.»

Selon Hebib Medjber, les foyers de la guérilla kabyle étaient implantés un peu partout, aux Ouadhias, à Ath Yenni, à Beni Douala, à Michelet, à Azazga… Et de poursuivre : «Le 31 décembre 1964, alors qu’on tenait un congrès près d’Azazga, j’ai été arrêté. On sortait de l’Akfadou. Il y avait eu une opération d’envergure dirigée contre nous. Le pouvoir était décidé à en finir avec la ‘smala’ du FFS. Nous avions passé trois jours sous la neige, nous étions exsangues, sans provisions, sans armes. Nous avions marché toute la journée. Je n’avais qu’un Mas 36 et 14 cartouches pour toutes munitions. Le combat était inégal. Après mon arrestation, j’ai subi des tortures atroces que même l’armée coloniale n’avait pas pratiquées. La France utilisait la gégène, c’est-à-dire un courant électrique atténué, tandis que moi, je subissais des décharges électriques de 220 volts, directement sur le corps. J’étais flagellé à coups de fouet hérissé de gros boulons.

Après plusieurs jours de torture, j’ai été déféré devant la cour de Tizi Ouzou. Tous ceux qui avaient exprimé leur repentance ont écopé de peines allant de 8 à 12 ans de prison. Il fallait dire ‘je regrette ce que j’ai fait’. Moi je disais ‘ourn’dimghara’ (je ne regrette rien). J’assume pleinement ce que j’ai fait ! Le procureur a requis 20 ans de prison contre moi. Mon affaire a été renvoyée devant la cour criminelle. Là, je me suis dit ça va être la peine capitale. Suite à des tractations, j’ai été libéré huit mois après mon arrestation. Après, ma vie a été un enfer. Nous étions traqués par la Sécurité militaire. J’ai dû changer 20 fois d’employeur. J’étais comptable.

Mais je regarde tout cela avec fierté. J’ai fait de la prison pour mes convictions, avec honneur et gloire.» Hebib Medjber, comme les autres militants que nous avons rencontrés, évalue à quelque 450 les combattants tués lors de l’insurrection du FFS. Notre baroudeur regrette que très peu d’entre eux aient été considérés comme des chouhada. «Leurs veuves et leurs enfants ont vécu dans des conditions très difficiles», ajoute-t-il. Interrogé à propos de la revendication du FFS de reconnaître le statut de «martyr» aux militants tués durant cette période, Hebib Medjber répond : «A titre personnel, je n’ai jamais exprimé une quelconque revendication. Mais à l’échelle du parti, la question est prise en charge et j’y adhère entièrement.»

«La majorité d’entre nous étaient d’anciens moudjahidine»

Hassas Saâdi, 73 ans, Da Ravah Ayaniw de son «nom de guerre», est un autre rescapé du maquis de 1963. Barbe blanche et bleu de Chine, ce retraité d’une imprimerie étatique avait d’emblée répondu à l’appel à la résistance lancé par Aït Ahmed. «J’assistais à toutes les conférences itinérantes organisées dans les villages par Aït Ahmed, le colonel Mohand Oulhadj, le colonel Sadek et d’autres. Je me déplaçais aux Ouacifs, aux Ouadhias, partout. J’avais 22 ans à l’époque et j’étais sensibilisé au combat démocratique. Le détournement de la Constituante était quelque chose de très grave, si bien que j’ai rejoint tout naturellement le maquis de 1963. J’étais établi à Alger. J’avais une fille, qui était née en 1962, mais l’appel du devoir passait pour moi avant ma famille. C’est ainsi que j’ai été affecté à la zone 2, près de Bouira. J’y suis resté jusqu’à la fin des combats. Nous avions un armement rudimentaire qu’avaient ramené les moudjahidine car il faut savoir que la grande majorité de nos combattants avaient participé à la guerre de Libération au sein de la Wilaya III. Il y avait dans ma zone environ 200 hommes, un peu plus.

La plupart étaient équipés de vieux Mat 49, des Mas 36 et autres fusils hérités de la Révolution. Notre chef, le commandant Moussa, était un illustre maquisard de l’ALN. Nous avons perdu beaucoup de militants valeureux. En tout, il y a eu quelque 480 morts.» Da Ravah ne renie pas une miette de son combat. «Les gens disaient à Aït Ahmed que ce n’était pas le moment, arguant du fait qu’on sortait d’une guerre féroce. Mais le combat que nous menions était un combat juste, un combat pour la démocratie.» Pour Hassas Saâdi, il ne fait aucun doute que les morts gisant sous cette dalle de ciment nu sont des «chouhada». «Mais moi non plus, je n’ai jamais rien revendiqué. J’ai souffert le martyre pour rejoindre la vie civile et c’est grâce à une intervention que j’ai pu trouver du travail.» Da Ravah estime que la reconnaissance par Abdelmalek Sellal des victimes de 1963 «est un premier pas. Moi je n’ai rien demandé, mais si le gouvernement propose une indemnité pour les victimes, on ne va pas cracher dessus…»

Tous les 29 septembre, les «vétérans» de la guérilla du FFS se retrouvent devant cette stèle pour rendre hommage à leurs compagnons de lutte. «Beni Yenni a donné beaucoup de martyrs», soupire Da Ravah. Le candidat FFS pour les prochaines élections communales, Ismaïl Deghoul, et quelques autres membres du bureau du FFS à Beni Yenni sont, eux aussi, très attachés à cette cérémonie. Ismaïl Deghoul, 37 ans, cadre à la poste locale, se dit fort imprégné par cet héritage. «Pour moi, ces vaillants militants de la première heure sont un symbole très fort qui nous inspire dans notre combat d’aujourd’hui. Ils sont l’incarnation de la ligne historique du parti. Nous les consultons dans tout ce que nous faisons. C’est notre ‘tajmaât el oqal’ (le comité des sages).» Pour Ismaïl, Belaïd et les autres jeunes militants du parti, la passation de témoin s’est faite d’une façon tout à fait naturelle. Filiale. «Cette mémoire est perpétuée grâce à la transmission orale. Il est malheureux que cette histoire soit censurée dans les manuels scolaires.»

Mustapha Benfodil


Indemnisation des victimes de l’insurrection de 1963

«Le pouvoir doit faire son mea-culpa»

Abdelhafidh Yaha, dit Si El Hafidh, cofondateur du FFS, estime que «l’insurrection de 1963 n’a rien à voir avec le FIS. L’indemnisation des victimes, c’est de la compromission».

Les blessures demeurent béantes chez les parents des victimes de l’insurrection du FFS, en 1963, où plus de 400 personnes qui s’étaient révoltées contre le régime de l’époque ont été tuées. Des citoyens ont toujours en mémoire les durs moments de cette période fatidique, bannie de l’histoire de l’Algérie, alors que plus de 400 martyrs ont été enregistrés au cours de ces événements. Des militants du FFS ont été tués par «les spoliateurs de l’indépendance du peuple algérien entre 1963 et 1965».

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a souligné que «le dossier des victimes des événements de 1963, soulevé par des membres de l’Assemblée populaire nationale, relève également du dossier de la réconciliation nationale qui reste ouvert». Ces propos ne semblent pas du goût de Abdelhafidh Yaha, dit Si El Hafidh, un animateur des événements et cofondateur du FFS, qui estime que «ce que veut faire le pouvoir est un amalgame. L’insurrection de 1963 n’a rien à voir avec le FIS». «C’est de la compromission. C’est de la manipulation», a-t-il dit, tout en soulignant que «cette histoire d’indemnisation est en rapport direct avec la participation du FFS aux élections. Il y a eu négociation directe avec Aït Ahmed.

Le pouvoir sait qu’il ne reste plus de militants à récupérer dans ce parti. Moi, je suis opposant aujourd’hui, demain et je demeure toujours contre la compromission.» Selon Si El Hafidh, «quasiment toutes les victimes de l’insurrection de 1993 ont eu une pension de moudjahidine». Il compte même réagir prochainement publiquement en animant une conférence pour dénoncer «cette compromission». Expliquant la genèse des événements, Abdelhafidh Yaha se souvient : «J’étais chef de la délégation qui a négocié avec Ben Bella, qui voulait installer un nouveau régime en écartant carrément Boumediène. Malheureusement, après le coup d’Etat et après mon exil, Boumediène a torturé et emprisonné nos militants, dont 20 femmes.»

La révolte de 1963 n’était que la continuité du combat mené par les moudjahidine qui ont cru en la libération du pays du colonialisme, comme l’ont souvent souligné les anciens militants du FFS. «Je pense qu’il est bien de parler de réconciliation nationale, mais je crois qu’il est aussi important de faire le point par rapport à ce qui s’est passé pendant ces années. Le FFS a été victime d’un hold-up constitutionnel après l’arrestation de Boudiaf par le régime de Ben Bella et Boumediène. Aït Ahmed avait d’ailleurs interpellé, à l’Assemblée nationale, le pouvoir sur cette arrestation. C’est à partir de là qu’il y a eu une opposition constituée, entre autres, du colonel Mohand Oulhadj, de Ali Yahia Abdennour et de Yaha Abdelhafidh», explique Cherif Melbouci, victime de la révolte et ancien militant du FFS.

«Le pouvoir doit, d’abord, faire son mea culpa, car des Algériens ont été tués, torturés et emprisonnés pour avoir fait un véritable combat démocratique», a-t-il souligné. Pour Mustapha Bouhadef, ancien cadre du FFS, le problème de fond des victimes de l’insurrection de 1963 n’est pas l’indemnisation ni l’argent. Il s’agit, a-t-il dit, de la reconnaissance de leur statut de martyr de la démocratie. «Ils sont morts en martyrs de la démocratie car ils se sont opposés au parti unique qui avait été imposé par Ben Bella et consorts. La plupart de ces martyrs venaient de descendre du maquis après l’indépendance et y sont remontés pour défendre leur démocratie et dénoncer la Constitution imposée», a-t-il soutenu.
Les multiples tentatives d’El Watan de joindre la direction nationale du FFS pour avoir une réaction au sujet de la déclaration du Premier ministre sont restées vaines. Si El Hafidh s’est contenté de nous dire : «Je suis vraiment pris par les élections. On n’a même pas le temps d’analyser ce qu’a annoncé le Premier ministre au sujet des martyrs de 1963.»

D’autres témoignages, recueillis auprès de citoyens qui ont vécu cette période, sont accablants. Un sexagénaire d’Aghribs nous a fait part des moments pénibles subis par sa famille durant l’insurrection : «J’ai vécu des moments atroces. Mon frère avait été violemment tabassé par des militaires venus dans la région pour traquer les insurgés. Il ne voulait pas leur dire où étaient les combattants du FFS. Ma mère a également reçu des coups de bâton…»

La veuve d’un martyr de l’insurrection de 1963 nous dit qu’en guise de sanction, elle «recevait uniquement la moitié de sa pension de moudjahidine» pour faire vivre ses deux enfants après la mort de son époux. «Mon mari, qui avait participé à la Révolution a, après l’indépendance, pris aussi les armes contre le régime de l’époque. Il a été tué alors qu’il avait à peine 23 ans. Il a laissé deux enfants», nous a confié la veuve de Mohamed Ouakif du village d’Issoukane, dans la commune d’Iflissen, au nord de Tizi Ouzou.
Hafid Azzouzi