Disparitions forcées  
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Nom : Boucherf

Prénom : Riad

Date de naissance (ou âge)  : 12 janvier 1974 à Alger

Etat-civil   : Célibataire

Nombre d'enfants :

Profession : Cordonnier

Adresse : Cité Les Anassers (Alger)

Date de l'arrestation : 25 juillet 1995

Heure : mi-journée

Lieu de l'arrestation : près du Palais de la Culture de Kouba

Agents responsables de l'arrestation : Policiers

Résumé des faits : Agé de 21 ans, cordonnier, demeurant à la cité des Anassers (Alger), il a été arrêté le 25 juillet 1995 à la mi-journée à proximité du palais de la culture (Kouba) par des policiers en civil très connus du quartier qui auraient été identifiés par des témoins. Ces policiers auraient juré quelques jours auparavant de nettoyer le quartier de sa "vermine" suite à l'assassinat de leur collègue le 13 juillet 1995. Selon les témoins présents lors de l'arrestation, il aurait été frappé et jeté à terre avant de lui passer des menottes et l'embarquer dans la malle de l'une des 2 voitures banalisées (Renault Express blanche, R19 verte). Deux personnes (noms connus) arrêtées en même temps que lui ont été libérées 16 jours plus tard et auraient affirmé l'avoir laissé au commissariat de Kouba. Selon le témoignage de sa famille, au 7e jour de son enlèvement, ces mêmes policiers auraient arrêté un jeune voisin et lui auraient demandé entre autres si la mère du jeune Riad continuait à rechercher son fils et si son père avait des « connaissances ». Le 10 août 1995, les mêmes policiers vinrent à 2h du matin défoncer le domicile à la recherche de la victime qu'ils avaient enlevé 15 jours plus tôt (?). Le 31 décembre 1997 il sera condamné par contumace à perpétuité par le tribunal criminel d'Alger.

Lieu (x) où la personne disparue a été localisée éventuellement :

  • Commissariat de Kouba

Démarches entreprises par la famille :

  • Plainte déposée par sa famille le 4 septembre 1995 au niveau du tribunal d'Hussein Dey
  • Lettres diverses aux autorités, sans suites.

Observations :

  • La mère témoigne qu'il y avait eu plusieurs assassinats dans leur quartier sans que les jeunes ne soient arrêtés mais que depuis le 13 juillet 1995, les familles étaient devenues anxieuses. Les parents ne dormaient pas la nuit, s'attendant à tout moment à une descente des services de sécurité pour arrêter arbitrairement leurs enfants.

 

Témoignage de la famille   :

 
Version imprimable

Constatations du Comité des droits de l'homme  (pdf, 27.04.06)

L’Algérie condamnée par l’ONU pour les disparitions forcées (SOS Disparus, 16.06.06, Conf de presse le 18.06.06)

Une victoire pour les familles des disparus en Algérie (R. Mesli, 15.06.06)

 
www.algeria-watch.org