Campagne médiatique de certains milieux, outre Méditerranée et Alger, contre notre pays, son Président et l’ANP

La “french connection” reprend du service

El Moudjahid, 25 décembre 2002

Au moment où les relations entre Alger et Paris connaissent un réchauffement avec la visite en mars du Président Chirac et du lancement, la semaine prochaine, de l’Année de l’Algérie en France, voilà que les tenant du “qui tue qui” reprennent du service en lançant une nouvelle campagne médiatique contre notre pays, épaulés par leurs relais en Algérie.

L’Algérie a fait des progrès considérables, dans tous les domaines, à la grande satisfaction des Algériens qui ont su apprécier à leur juste dimension les objectifs atteints, dans la transparence et la rigueur qui est celle d’un Etat nouveau, démocratique et ouvert sur la modernité.
Ces résultats remarquables ont attiré plus de sympathie et de soutien parmi les partenaires traditionnels de l’Algérie, les Etats comme les organisations civiles, qui savent faire les discernements qu’il faut, prendre du recul et montrer un sens aigu d’objectivité.
Les premiers comme les seconds, un regard nouveau sur l’Algérie dont l’image de paix et de progrès s’est nettement consolidée dans les esprits, en Algérie comme à l’étranger.
Cette image est à l’évidence ce qui dérange le plus certains milieux hostiles à la stabilité du pays, eux qui ont misé sur un régime terroriste de type taliban en Algérie, ne veulent pas comprendre qu’ils se sont trompés d’époque et de peuple.
Ils continuent à ce jour et chaque fois que des résultats sont enregistrés par la diplomatie algérienne, en verve il faut le dire depuis que le Président Bouteflika est à la tête de l’Etat, marquant de son empreinte et de ses positions constantes et claires les débats sur la scène internationale.
Ces milieux, on s’en rappelle, avaient mal digéré les succès retentissants de l’action des forces armées contre le terrorisme intégriste. Ils ont cherché par les moyens et toujours par les mêmes canaux là-bas, outre-Méditerranée et ici en Algérie. Le but fut bien sûr de discréditer une institution aussi noble et efficace que l’ANP, moderne et au service exclusif du peuple et du pays, de l’isoler du dialogue avec l’OTAN et de ses partenaires dans le monde qui partagent sa vision de la sécurité régionale commune.
Le plan n’a pas fonctionné, il fallait trouver autre chose, en s’appuyant sur des relais nationaux, rompus aux affaires, pour entretenir un climat de suspicion entre les diverses institutions du pays.
Combien de temps a-t-elle duré cette fameuse campagne, ignoble et malhonnête, qui visait à opposer l’institution militaire à l’institution présidentielle, au moment où pour la première fois dans l’histoire nous avons un Président de la République civil, connu fort heureusement et respecté à travers le monde entier ? Cette campagne a apparu curieusement au moment où l’institution militaire venait de remplir avec gloire et reconnaissance des Algériens, son devoir national, de sauver l’Algérie d’une mort certaine, de sauver les fondements républicains de l’Etat, de protéger le processus démocratique et, mieux encore, de réaffirmer son engagement à ne s’occuper que de sa véritable mission d’armée républicaine et classique.
C’est trop d’arguments contre les détracteurs qui n’ont pas voulu en démordre, en continuant de “fouiner” dans les feuilles de choux et de s’appuyer sur des faux témoignages d’escrocs, tentés par le visa d’asile et l’aumône des organisations humanitaires.
Enfin c’est une nouvelle race de citoyens inadaptés à des valeurs dont ils ne savent rien.
Plus que jamais ces nouvelles tentatives qui, il faut le redire, trouvent des appuis ici, sont vouées à l’échec.
Comme ont fait faillite les formules diaboliques du genre “qui-tue-qui”, dont les auteurs n’ont même pas eu la décence de faire leur mea culpa, après qu’ils eurent essuyé un désavœu cinglant, à la suite des attentats du 11 septembre.
Une raison explique cet échec : le sens de novembre qui anime les Algériens en toutes circonstances, qui les rend solidaires envers eux-mêmes et les institutions qui sont les leurs.
C’est difficile à comprendre pour ceux qui ne se réclament pas du message de Ben Boulaïd, Amirouche ou Si El Haoues. Ça s’appelle le message de Novembre.
L’Algérie, quant à elle, est au-dessus de la fraude politique menée par ses adversaires nationaux et étrangers. Les Algériens ne sont pas dupes.
Ils savent que les institutions nationales fonctionnent dans l’harmonie et la solidarité, dans l’efficacité et la transparence sous le regard témoin des citoyens qui leur accordent plus que jamais leur totale confiance.
B. H.

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L’Algérie moderne dérange

Les campagnes contre l'Algérie, dont la presse est le relais privilegié, prennent des formes diverses, des partitions changeantes, mais elles ont toujours les mêmes commanditaires et obéissent aux mêmes desseins. Depuis que notre pays a entamé son redressement, et à chaque avancée dans l'édification de l'Etat de droit, du renforcement de la démocratie et de la transparence dans la gestion des affaires publiques, ces cercles nostalgiques d'un passé révolu que le général Giap a "goupillés" dans une formule célèbre, sèment leur venin, animés par un esprit revanchard qui n'est plus à la page, une page qu'ils n'arrivent pas à tourner du reste. Leurs cibles privilégiées sont les institutions présidentielle et militaire. Et dans un scénario récurrent, ces deux institutions sont présentées comme des adversaires impénitents qui, à les croire, passeraient le plus clair de leur temps à se neutraliser et à chercher la perte de l'autre.
Passons sur l'inanité d'une thèse aussi farfelue, pour nous intéresser aux motivations réelles de ceux qui n'admettent pas que l'ANP ait pu résister au complot terroriste qui visait la perte de l'Etat républicain, et qui sont ostensiblement dérangés par son légalisme et sa volonté de professionnalisation affichée et affirmée sur le terrain.
Ces cercles, défaits par les élections dans leur pays hexagonal, tiennent grief au commandement de l'ANP, fidèle à la ligne de glorieux aînés, d'être le rempart imprenable contre les visées attentatoires à l'unité de la nation, à l'intégrié territoriale et à la grandeur du pays.
Faut-il s'étonner dès lors de voir et de lire les relais de ces cercles revanchards se manifester à chaque fois que l'Algérie sort de la crise multiforme dans laquelle elle a été entraînée, une sortie de crise dont les jalons sont les réformes économiques et institutionnelles, une démocratie respectable et une modernisation irréversible d'une armée parmi les plus exemplaires de l'hémisphère sud.
Alors que les peuples algérien et français s'apprêtent à communier dans la fraternité et l'amitié, ces milieux revanchards sont aussi dérangés par le rapprochement opéré entre les deux rives de la Méditerranée et la refondation et la coopération exemplaire ambitionnéés par les deux Chefs d'Etat les incommodent.
L'histoire, une histoire belle, franche et sincère se fera sans eux. Et en parlant d'histoire, il est vrai qu'ils n'ont jamais été capables d’en retenir les leçons.
D. K.

 

 
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