Hydrocarbures : Quatre contrats de recherche et d’exploitation signés

Hydrocarbures : Quatre contrats de recherche et d’exploitation signés

par Z. Mehdaoui, Le Quotidien d’Oran, 30 octobre 2014

L’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) a signé, hier à Alger, quatre contrats de recherche et d’exploitation des hydrocarbures avec trois groupements internationaux. Ces contrats concernent la recherche et la mise en exploitation des quatre périmètres de Timmissit, Tinhert Nord, M’sari Akabli et de Boughezoul, attribués par Alnaft en septembre dernier dans le cadre du 4e appel d’offres pour les opportunités de recherche et d’exploitation des hydrocarbures. Dans une cérémonie organisée à la résidence Djenane El Mithak, le président de son comité de direction, M. Sid Ali Betata de l’agence Alnaft, a procédé à la signature de deux contrats avec le groupement Enel-Dragon Oil pour la recherche et l’exploitation des périmètres de Tinhert Nord et de M’sari Akabli, situés respectivement dans les régions est et ouest du Sahara.

La partie est du Sahara algérien est une zone qui recèle d’importantes réserves pétrolières et gazières, tandis que la région ouest saharien, peu explorée jusqu’à maintenant, est supposée contenir de grands gisements gaziers, estiment les responsables d’Alnaft, se basant sur les premières évaluations faites dans ce sens.

Le troisième contrat relatif au périmètre de Timmisit, situé également dans l’erg Est du Sahara, a été paraphé avec le consortium Statoil Sigma-Shell exploration.

Enfin le quatrième contrat a été signé avec le groupement Repsol exploration – Shell exploration et concerne le périmètre de Boughezoul, situé au nord du pays dont le potentiel en hydrocarbures n’est pas encore connu malgré de petites découvertes de pétrole et de gaz, explique encore l’agence Alnaft.

Par ailleurs, selon les explications fournies hier à la cérémonie de signature des contrats, pour ce qui est de la première phase d’exploration, les trois groupements retenus devraient effectuer des travaux sismiques 2D sur 2.000 km et de sismique 3D sur plus de 400 km, ainsi que le forage de 11 puits d’exploration.

«Les trois groupements investiront près de 150 millions de dollars pour mener ces premiers travaux de la phase recherche qui devrait s’étaler sur une période de sept ans», a indiqué M. Betata. Ce dernier affirme que dans une seconde phase, ils devraient augmenter le nombre des puits jusqu’à 15 et les travaux sismiques 2D à 4.000 km.

Le montant des investissements prévu pour toutes les étapes de la recherche qui précèdent l’exploitation devrait atteindre 270 millions de dollars, a-t-il encore ajouté devant la presse.

Le groupement Enel-Dragon Oil va investir 60 millions de dollars pour

l’exploration des périmètres Tinhert Nord et M’sari Akabli, a fait savoir pour sa part Marco Arcelli, vice-président amont gaz d’Enel, présent à cette cérémonie.

Enel, qui mène déjà des travaux de recherche sur deux autres blocs d’hydrocarbures, compte réaliser sa première découverte à partir de 2018, selon lui. D’après le même responsable, Enel prévoit un investissement de 700 millions de dollars dans la phase exploration des quatre blocs qu’il détient en Algérie.


Un cinquième appel d’offres en préparation

Alnaft obligée de revoir sa copie

El Watan, 30 octobre 2014

L’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) procède actuellement à la préparation du 5e appel d’offres pour les opportunités de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures, selon Sid Ali Betata, président du comité de direction de l’Agence.

Même s’il refuse de parler d’«échec», M. Betata, qui s’exprimait hier en marge de la signature des quatre contrats de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures avec trois groupements internationaux, qualifie tout de même les résultats du 4e appel d’offres d’«à peine acceptables». M. Betata reconnaît aussi, dans des apartés avec la presse, que «les leçons ont été tirées» et qu’elles vont peser dans les consultations en cours avec les compagnies partenaires pour le lancement du prochain appel d’offres.

Les discussions se feront, de ce fait, très loin de l’ambiance euphorique des années précédentes et des attentes apparemment trop ambitieuses suscitées suite aux amendements de la loi sur les hydrocarbures ayant ouvert la voie à l’exploitation des gaz de schiste. Il reste à savoir quelles seront les solutions préconisées pour susciter à nouveau l’engouement que les partenaires étrangers ont toujours manifesté par le passé pour le domaine minier algérien. Il est à rappeler que le lancement du 4e appel d’offres a abouti, en septembre dernier, à l’octroi de quatre périmètres seulement sur les 31 proposés initialement au partenariat, malgré une affluence record des compagnies étrangères lors de la séance initiale de présentation des blocs organisée par le ministère de l’Energie.

Selon les données communiquées hier par M. Betata, le montant global de l’investissement pour les quatre contrats est estimé à 270 millions de dollars pour les trois phases du programme d’exploitation de sept années, dont 150 millions pour la première phase d’une durée trois ans. Sur ce montant, 60 millions de dollars seront investis par le partenaire italien Enel, associé à Dragon Oil sur deux périmètres. Hier, l’Alnaft a procédé, à la résidence Djenane El Mithak, à la signature de quatre contrats concernant la recherche et la mise en exploitation des périmètres de Timmissit, Tinhert Nord, M’sari Akabli et Boughezoul, attribués dans le cadre du 4e appel d’offres.

Alnaft a signé deux contrats avec le groupement Enel pour la recherche et l’exploitation des périmètres de Tinhert Nord et de M’Sari Akabli, situés respectivement dans les régions est et ouest du Sahara. Le troisième contrat relatif au périmètre de Timmisit, dans l’erg est du Sahara, a été signé avec le consortium Statoil Sigma-Shell Exploration. Quant au quatrième, qui concerne le périmètre de Boughezoul, il a été conclu avec le groupement Repsol Exploration-Shell Exploration.

Le prix du brut conditionne les recettes

Sonatrach maintient ses prévisions de recettes estimées à 60 milliards de dollars en 2014 malgré la baisse du prix du pétrole. Selon les échos recueillis hier en marge de la cérémonie de signature des quatre contrats de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures dans le cadre du quatrième appel d’offres, la compagnie nationale a réalisé des simulations sur la base d’un baril à 80 dollars pour le reste de l’année et juge que l’objectif est tout à fait réalisable. Il est à savoir par ailleurs, selon des sources proches de la compagnie, que la production de pétrole brut est actuellement de 1,130 million de barils/jour, alors que la production du complexe gazier de Tiguentourine (cible d’un attentat terroriste en janvier 2013) a atteint 22 millions de mètres cubes/jour, en attendant la remise en marche du troisième train vers la fin de l’année. (Z. H.)

Zhor Hadjam