L’Algérie produira près de 2 millions de barils/jour de pétrole à l’horizon 2010-2012

Selon le ministre de l’énergie et des mines M. Chakib Khelil

L’Algérie produira près de 2 millions de barils/jour de pétrole à l’horizon 2010-2012

Par :Badreddine Khris, Liberté, 4 août 2008

L’augmentation des réserves des hydrocarbures et la hausse du volume des exportations de gaz naturel sont l’objectif d’un vaste programme d’investissements de Sonatrach de l’ordre de 45,5 milliards de dollars entre 2008 et 2012.

L’Algérie envisage de porter sa production de pétrole, condensat et GPL à environ 2 millions de barils/jour et l’exportation de 85 milliards de m3 de gaz à l’horizon 2010-2012. C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Énergie et des Mines,
M. Chakib Khelil. L’augmentation des réserves des hydrocarbures et la hausse du volume des exportations de gaz naturel est l’objectif d’un vaste programme d’investissements de Sonatrach de l’ordre de 45,5 milliards de dollars entre 2008 et 2012. Dans un entretien publié dans le dernier numéro de l’hebdomadaire national spécialisé en énergie Algeria Energy Weekly, M. Khelil a précisé que sur les 45,5 milliards de dollars, un montant de 35,8 milliards de dollars représente les investissements pris en charge par Sonatrach qui comprennent les activités amont, le transport par canalisations, l’aval (dans le cadre des joint-ventures créées en partenariat dans l’aval pétrochimique et activités industrielles externes). Quant aux 9,7 milliards de dollars restants, ils représentent les investissements des associés étrangers.
Concernant le premier appel d’offres à la concurrence nationale et internationale relatif à l’octroi des contrats d’exploration et d’exploitation lancé en juillet dernier par l’Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), M. Khelil a indiqué que l’intérêt manifesté par les compagnies pétrolières y compris les “majors” démontre “leur volonté à investir en Algérie dans l’amont pétrolier algérien dont le potentiel est à mettre en évidence en plus du cadre législatif et réglementaire attractif, transparent et clair”. Interrogé sur la demande nationale en énergie électrique à moyen terme, le ministre a rappelé que Sonelgaz a investi des sommes considérables pour renforcer le système production-transport d’ici 2017.

Électricité : le nombre de clients passera de 6 millions à près de 9 millions en 2017
Il a souligné, à ce titre, qu’en matière de production, la puissance maximale appelée passera de 6 411 MW en 2007 à environ 12 000 MW en 2017. De même, le nombre de clients passera de 6 millions à près de 9 millions en 2017. Le ministre a relevé, à cet égard, que trois nouveaux producteurs d’énergie électrique sont opérationnels et participent déjà à près de 20% de la puissance installée. Pour couvrir la demande d’ici à 2017, les investissements en production de l’électricité s’élèveront à près de 885 milliards de dinars, soit l’équivalent de 12,3 milliards de dollars. Le plan d’investissement de Sonelgaz pour couvrir les besoins en équipements est de l’ordre de 19,8 milliards de dollars dont 7,5 milliards pour la réalisation de centrales thermiques au gaz et pas moins de 12,3 milliards de dollars pour le transport et la distribution de l’électricité et du gaz, a ajouté M. Khelil. Au sujet de l’option de l’Algérie pour l’énergie nucléaire à usage pacifique et des accords signés dans ce sens, le ministre a affirmé que “conformément à la stratégie nationale élaborée par le ministère de l’Énergie et des Mines depuis 2005, et tout en affichant une totale transparence dans l’exécution de son plan d’action, le ministère de l’Énergie a mis l’accent sur la nécessité de définir les axes prioritaires qui devraient faire l’objet d’une attention particulière, dans l’étape actuelle”. Sur ce point, il a cité la formation des ressources humaines, l’élaboration de la législation et de la réglementation dans le domaine nucléaire, la mise à niveau des infrastructures en place, la sûreté nucléaire, la radioprotection, la protection de l’environnement ainsi que la gestion des déchets radioactifs, la recherche-développement, et le développement des applications nucléaires dans les domaines des ressources en eau, de l’agriculture, de la médecine, de l’industrie, de l’environnement, la production de l’électricité à partir des centrales nucléaires, ainsi que le dessalement de l’eau de mer par le biais de l’énergie nucléaire. “Pour parvenir à la concrétisation de nos objectifs dans ces champs d’activités, nous avons engagé des programmes de coopération avec des partenaires dont l’expérience et le niveau de maîtrise dans le domaine nucléaire sont reconnus, et avec lesquels l’Algérie entretient de bons rapports de coopération”, a-t-il ajouté. Ceci a eu pour conséquence, a-t-il noté, “la signature, dans un premier temps, d’accords de coopération entre l’Algérie d’une part et les USA, la Chine et la France d’autre part, sans oublier de préciser que d’autres accords sont en voie de finalisation avec d’autres partenaires tels que la Russie et l’Argentine”.

Synthèse : Badreddine KHRIS