GE Energy veut investir en Algérie

Energies renouvelables

GE Energy veut investir en Algérie

El Watan, 30 mai 2011

General Electric est fortement présent sur le marché national à travers des projets d’envergure comme la station de dessalement de l’eau de mer du Hamma à Alger.

Le groupe américain General Electric vient de lancer, à travers sa filiale spécialisée dans la production d’équipements et infrastructures énergétiques, GE Energy, un nouveau modèle de centrale électrique à cycle combiné.
Par son nouveau produit, FlexEfficiency50, doté d’une puissance de 500 mégawatts, qui a été présenté mercredi dernier à Paris, la firme américaine vise un taux de rendement des centrales électriques supérieur à 61% et réduire sensiblement l’émission des gaz à effet de serre.

Intervenant dans le contexte actuel, marqué par les tensions sur le marché du gaz, la hausse des coûts de production de l’électricité et la remise en cause de l’énergie nucléaire qui prend de l’ampleur à travers l’Europe, cette nouvelle technologie, dont le principe requiert l’intégration combinée du solaire, l’éolien et du gaz naturel dans les réseaux électriques, est toute indiquée pour introduire des innovations capitales sur le marché de l’énergie électrique. «Issue de plus de 500 millions de dollars d’investissement de General Electric dans la recherche et le développement, la centrale est un élément-clé des efforts constants du groupe visant à créer et fabriquer des technologies qui fournissent une énergie plus propre et à meilleur rendement dans le monde entier», ont souligné les représentants de la multinationale américaine. De son côté, le président de Ge Energy Europe de l’Ouest et Afrique du Nord, Ricardo Cordoba, inscrit ce produit au registre des innovations majeures qui caractérisent le marché énergétique, car, est-il précisé, «dans le contexte actuel, les sociétés d’électricité et les organismes gouvernementaux se penchent très sérieusement sur la façon de produire de l’énergie plus efficacement, étant donné que la demande mondiale d’énergie devrait doubler d’ici à 2030 et que la production d’électricité représente 40% des émissions de gaz à effet de serre».

Sur le marché européen, M. Cordoba considère la nouvelle centrale électrique à cycle combiné, FlexEfficiency50, comme un moyen idoine qui permettra aux pays de l’UE de relever le triple défi de réduire de 20% l’émission des gaz à effet de serre, d’augmenter de 20% la part des énergies renouvelables et de réduire de 20% la consommation d’énergie à l’horizon 2020. Coïncidant avec la volonté affichée par l’Algérie de se lancer dans les énergies renouvelables à moyen et long termes, notamment à travers le mégaprojet de Desertec, GE Energy place le marché national au chapitre des priorités de sa stratégie de déploiement dans le bassin méditerranéen. Interrogé à ce propos, M. Cordoba a fait état de la volonté du groupe qu’il dirige à consolider ses relations avec Sonatrach et Sonelgaz, qui sont ses deux principaux partenaires algériens. Actuellement, General Electric est fortement présent sur le marché national à travers des projets d’envergure comme la station de dessalement de l’eau de mer du Hamma à Alger (régie et détenue à 70% par GE), l’installation de 400 turbines et plus de 340 compresseurs dans la branche pétrole et gaz, le centre Algesco Exellence de Boufarik, pour la maintenance et la réparation, a été ouvert en novembre 2010 et 52% sont détenus par GE. Dans l’ensemble, la filiale algérienne de GE a créé quelque 250 emplois directs.
Mohamed Naili