Abdelmalek Sellal écarte la possibilité de renouveler le contrat signé avec Suez

Alors que le DG de la SEAAL souhaite poursuivre l’expérience

Abdelmalek Sellal écarte la possibilité de renouveler le contrat signé avec Suez

El Watan, 15 septembre 2009

Le contrat de gestion déléguée des eaux et d’assainissement dans la wilaya d’Alger signé avec l’entreprise française, Suez environnement, ne sera fort probablement pas renouvelé à son expiration.

C’est ce qu’a laissé entendre le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, dans une déclaration faite, dimanche dernier, au quotidien arabophone Ennahar. « Je ne pense pas que le contrat signé avec Suez sera renouvelé, même si la décision finale est du ressort du gouvernement. Mais les résultats attendus à travers les programmes de formation dont bénéficient les cadres algériens de l’entreprise SEAAL peuvent nous amener à ne pas renouveler ce contrat », explique-t-il. Le gouvernement a-t-il l’intention de se séparer de son partenaire français auquel il a cédé, de gré à gré, la gestion déléguée des eaux de la capitale ? Le ministère des Ressources en eau n’est-il pas satisfait du travail accompli jusque-là par la SEAAL ? Suez a, rappelons-le, conclu, le 28 novembre 2005, un contrat de prestation des services d’une durée de 5 ans avec l’Office national de l’assainissement (ONA) et l’Algérienne des eaux (ADE). Le montant du contrat est évalué à 117 millions d’euros/an.

Suez s’engage, selon les clauses de ce contrat, à assurer une desserte d’eau potable H/24 aux habitants d’Alger dans 3 ans. C’est-à-dire à partir du mois de septembre 2009. Outre la modernisation des réseaux d’assainissement, le transfert des technologies et la formation de près de 3000 agents, le contrat a porté également sur la création de la Société des eaux et d’assainissement d’Alger (SEAAL). Pour La distribution de l’eau H/24, la SEAAL n’a pas encore réalisé l’objectif. Puisque seulement 92,7% des habitants de la capitale sont alimentés en eau potable H/24. Pour l’amélioration du réseau d’assainissement, le chemin est encore long. Ce qui a poussé, semble-t-il, le gouvernement à penser à une autre solution qui est celle de compter sur les cadres algériens « qui seront suffisamment outillés et bien formés à l’issue du contrat en question ». Toutefois, le premier responsable du secteur de l’hydraulique considère comme positive l’expérience de la SEAAL. L’évaluation du rendement de la SEAAL aura lieu, en tout cas, dans deux ans. C’est à cette échéance que les pouvoirs publics seront appelés à prendre une décision finale concernant le renouvellement ou non du contrat signé avec Suez.

Par Madjid Makedhi