Agriculture : les avancées de l’Algérie saluées à Davos

TSA, 16 Janvier 2023

En deux ans seulement, l’Algérie a plus que doublé sa production agricole par habitant. Une avancée tellement remarquable qu’elle a été saluée au Forum économique mondial (WEF) qui se tient à Davos (Suisse).

Un rapport du forum sur les modèles « reproductibles » de transitions alimentaires, naturelles et sanitaires, a cité l’Algérie comme un de ces exemples.

« L’Algérie a plus que doublé sa production alimentaire par habitant depuis 2020 », indique le rapport qui souligne qu’un tel résultat a été obtenu « grâce à des programmes gouvernementaux et à des innovations agricoles ».

L’Algérie sert ainsi d’ « exemple » aux pays qui souhaitent améliorer la productivité, la durabilité et l’approvisionnement alimentaire, ajoute le rapport du Forum de Davos qui considère l’Algérie et le Maghreb comme des « pionniers » qui utilisent « des technologies et des pratiques agricoles innovantes pour améliorer la durabilité ».

Les résultats de l’Algérie devraient être encore plus significatifs dans les années à venir. Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a fixé récemment comme objectif d’atteindre une production annuelle de 9 millions de tonnes de céréales, visant un rendement moyen de 30 quintaux à l’hectare et une surface totale emblavée de 3 millions d’hectares.

L’Algérie, un pays pionnier

D’autres pays ont été cités dans le rapport. Il s’agit notamment de l’Inde, l’Éthiopie, le Ghana, le Vietnam, le Canada et la Nouvelle-Zélande.

Le Ghana, l’Inde et le Vietnam ont par exemple débloqué et soutenu les petites et moyennes entreprises alliées aux agriculteurs et opérant dans les chaînes alimentaires locales.

Le Vietnam a augmenté sa production de riz de manière durable et le Canada ainsi que la Nouvelle-Zélande ont rendu leur secteur agricole plus respectueux du climat.

Le rapport note que les agriculteurs sont plus susceptibles d’adopter de nouvelles pratiques si l’économie joue en leur faveur, mais cela nécessite « l’action de nombreuses parties prenantes ».

De multiples acteurs et leviers simultanés, dans tous les secteurs, collaborent pour permettre une transformation à grande échelle au fil du temps, relève le rapport dans chacun des pays pionniers cités.

Ces pays démontrent ensemble le potentiel de ces leviers, s’ils sont « appliqués en tandem et avec une plus grande urgence ».

« Selon le contexte du pays, différentes voies pourraient être adoptées pour transformer nos systèmes agroalimentaires afin d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition et d’assurer la durabilité », a estimé Maximo Torero Cullen, économiste en chef à la FAI (Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture).