Chlef : trois ans de prison requis contre Rachid Nekkaz

TSA, 15 Août 2022

Le procureur de la République du tribunal de Chlef a requis ce lundi 15 août trois ans de prison ferme assorti d’une amende de 100.000 DA à l’encontre de Rachid Nekkaz et des avocats Yacine Khelifi et Abdelkader Chohra ainsi que l’activiste Hamza Djabri, ont indiqué le CNLD et l’avocate Zoubida Assoul

Maître Yacine Khelifi, avocat de Rachid Nekkaz, de Me Abdelkadir Chohra et de l’activiste Hamza Djabri, a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Chlef le 31 mai dernier.

Yacine Khelifi a été arrêté le 30 mai à Alger avec perquisition de son bureau, et il est emmené à Chlef pour sa présentation devant le procureur, rappelle le CNLD.

Dans cette affaire, Rachid Nekkaz, poursuivi pour « incitation à un attroupement non armé, outrage et insulte à un employé dans l’exercice de ses fonctions, publication et promotion auprès du public de fausses nouvelles qui porteraient atteinte à la sécurité à la paix ou stabilité de la société , travaillant à mettre en danger la sécurité ou la tranquillité ou la stabilité de la société, travaillant à porter atteinte à l’intégrité de l’unité de la nation », selon le CNLD.

Les avocats Abdelkadir Chohra et Hamza Djabri sont poursuivis pour « participation à la diffusion et à la promotion de fausses nouvelles auprès du public qui porteraient atteinte à la sécurité la tranquillité ou la stabilité de la société, participation à des travaux portant atteinte à l’intégrité de l’unité de la nation».

Pour Me Khelifi, il est poursuivi pour « publication et diffusion auprès du public de fausses nouvelles qui porteraient atteinte à la sécurité la tranquillité ou la stabilité de la société, travail visant à porter atteinte à l’intégrité de l’unité de la nation, incitation attroupement non armé», toujours selon le CNLD.

Le 3 juillet, la Cour d’appel d’Alger a condamné Rachid Nekkaz à cinq ans de prison et à 500.000 dinars d’amende dans une autre affaire liée à la présidentielle de décembre 2019.

L’activiste a écopé en première instance en décembre 2021 d’une peine d’un an de prison et 30.000 dinars d’amende pour les accusations « d’incitation à un rassemblement non armé » et pour « avoir tenté d’empêcher les citoyens d’exercer leur droit de vote » lors des présidentielles de 2019.