Gazoduc transsaharien : l’Algérie, le Nigeria et le Niger signent un mémorandum d’entente

Nabil Mansouri, Maghreb Emergent, 28 juillet 2022

Réunis ce jeudi 28 juillet, à Alger, la 3ème réunion ministérielle tripartite Algérie-Niger-Nigeria autour du projet Trans-Saharian Gas-Pipeline (TSGP), s’est soldée finalement, par un accord.

En effet, un mémorandum d’entente a été signé entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria pour le lancement du projet de gazoduc transsaharien.

Le mémorandum a été signé entre le ministre algérien de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, et du côté nigérien, par le ministre d’État aux ressources pétrolières Timbrie Silva et côté nigérian par le ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Énergies renouvelables Mahaman Sani Muhammadu. Ceci, en présence du P-DG de Sonatrach, Taoufik Hakkar

En cette occasion, le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, a déclaré que le protocole d’accord « exprime la volonté des trois parties d’incarner ce projet ambitieux et d’envergure », ajoutant que ce protocole d’accord « est un signal fort au monde pour la concrétisation de cet important projet ».

Optimisme pour les prochaines étapes du projet

Dans un discours prononcé lors de cette réunion tripartite des ministres d’Energie des trois pays, Arkab a exprimé son optimisme quant à la réalisation de nouvelles étapes pour la concrétisation du projet de gazoduc transsaharien.

Il a souligné dans son allocution, que les trois pays sont « convaincus de l’importance du projet en termes d’impact positif sur le plan social et économique des trois pays, qui ont réitéré leur ambition de voir ce projet se réaliser rapidement ».

Arkab a ajouté que la réunion est l’occasion de revoir les résultats des efforts déployés à tous les niveaux, notant que le travail effectué par les experts, dans ce projet, a déjà commencé à porter ses fruits.

« La réunion est également l’occasion d’avancer dans la mise en œuvre des directives du Comité directeur, adoptées lors de la réunion d’Abuja », a indiqué le ministre, en expliquant que « le protocole d’entente a été rédigé en tenant compte de l’évolution des contextes réglementaires et législatifs de chacun de nos pays ».

« Nous nous attendons à ce que nous continuions à jouer un rôle majeur en termes de sécurité d’approvisionnement des marchés mondiaux », a conclu le ministre de l’Energie.