55e anniversaire de la « Naksa »: Les Palestiniens continuent de subir l’escalade sioniste

Le Soir d’Algérie, 5 juin 2022

La Palestine commémore dimanche le 55e anniversaire de la « Naksa », ou Guerre des Six jours de juin 1967, lors de laquelle l’entité sioniste a parachevé l’occupation du reste des territoires palestiniens, au moment où les Palestiniens continuent de subir une escalade sioniste de plus en plus dangereuse.
Plus d’un demi siècle après, les violations à l’encontre du peuple palestinien n’ont pas cessé, à l’image de ces agressions quotidiennes contre les fidèles d’Al-Aqsa.

A la lumière de « l’incapacité » de la communauté internationale à obliger l’entité sioniste à « respecter le droit international et les résolutions internationales », les dirigeants palestiniens sont en train de prendre des mesures pour faire face à l’escalade sioniste, avait déclaré mardi, le président palestinien Mahmoud Abbas au cours d’une rencontre à Ramallah, avec le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi.

Il a dénoncé l’escalade dangereuse, « les actions criminelles et la discrimination raciale » qui « ont lieu grâce au silence américain sur les provocations, ainsi que sur les pratiques qui violent de manière flagrante le droit international ».

M. Abbas a notamment évoqué les incursions quotidiennes d’extrémistes sionistes sur le site sacré d’Al-Aqsa à Al-Qods-Est, y compris ce qui est appelé +la marche des drapeaux+ dans la vieille ville.
Le Premier ministre palestinien Muhammad Shtayyeh a, quant à lui, indiqué que l’occupant sioniste « a franchi toutes les lignes rouges » et les accords internationaux, soulignant que les condamnations « ne suffisent pas » et que le monde « doit protéger le droit et la légitimité internationale ».

Ce dimanche, le Secrétariat général de la Ligue arabe a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à mettre fin à l’occupation sioniste et assurer la sécurité et la paix au peuple palestinien dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967.

La Guerre des Six jours avait eu lieu du 5 au 10 juin 1967 entre l’entité sioniste d’une part et l’Egypte, la Syrie et la Jordanie d’autre part. Elle avait permis aux Sionistes de parachever l’occupation du reste des territoires palestiniens, y compris la bande de Ghaza, la Cisjordanie, dont Al-Qods Al-Chérif (5.878 km²), les hauteurs du Golan de Syrie et le Sinaï (Egypte).

Et après le retrait des forces jordaniennes et leur retour à l’est du Jourdain, la frontière avec la Jordanie a été réduite de 650 à 480 km.

De plus, la force occupante avait pillé une grande partie de la richesse de la Cisjordanie occupée,-le cœur géographique de la Palestine historique-, et entamé la judaïsation d’Al-Qods de manière planifiée et systématique, s’emparant ainsi de vastes zones.

En conséquence, l’entité sioniste avait expulsé de force quelque 300.000 Palestiniens de leurs maisons, ainsi que des milliers de Syriens, face aux plans expansionnistes (nouvelles unités coloniales, spoliations des terres palestiniennes …), -qui se poursuivent en parallèle à ce jour-, piétinant toutes les résolutions des Nations unies.

La guerre avait entraîné la mort de 15.000 à 25.000 personnes parmi les Arabes.

En 2021, la Commission pour les affaires des détenus et des ex-prisonniers de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) avait fait état d’environ un million de Palestiniens arrêtés depuis le 5 juin 1967, parmi lesquels 226 prisonniers ont été tués durant leur détention dans les prisons sionistes à la suite de torture et de négligence médicale, outre des meurtres prémédités après leur arrestation.

APS