Corruption : les biens de l’ex-ministre Bouchouareb saisis

Maghreb Emergent, 21 février 2022

La justice algérienne vient de mettre en application la décision de saisie des biens de l’ancien ministre de l’Industrie Abdeslam Bouchouareb, sur ordonnance du Tribunal pénal économique et financier de Sidi Mhamed.

Cette procédure a été enclenchée suite à des informations indiquant que l’ex-ministre a mis en vente deux de ses luxueux appartements à Paris, avec une tentative de vente de ses propriétés à l’intérieur du pays.

Selon des sources concordantes, tous les biens de l’ancien ministre, actuellement en fuite à l’étranger, ont été saisis à l’intérieur du pays. Des mesures ont été également prises pour l’exécution des saisies des biens de Bouchouareb en France, dans le cadre des accords judiciaires liant l’Algérie à la France.

Ainsi, et sous la supervision du pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed, les éléments de la police judiciaire se sont rendus en civil ce dimanche à la villa de Bouchouareb située dans la commune de Chéraga, à Alger.
Saisie de dix propriétés, de voitures de luxe et d’importantes sommes d’argent

Selon plusieurs médias, des bijoux de forte valeur ont été découverts dans la luxueuse villa de l’ex-ministre, ainsi que des sommes d’argent très importantes en euro et en dollar. Deux voitures de luxe de marque allemande, des meubles et diverses objets de valeur ont également été saisies.

Les autorités judiciaires ont également procédé, le même jour, à la saisi de dix propriétés immobilières et industrielles du ministre en cavale, composées d’appartements de différents types, ordinaires et duplex, ainsi que d’une usine à l’est d’Alger.

Rappelons que L’ancien ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb, a été condamné par quatre décisions de justice, totalisant 80 ans de prison. Bouchouareb a pu vendre certains de ses biens en dépit d’un empêchement légal. Tous ses avoirs bancaires à l’intérieur et à l’extérieur du pays ont en outre été saisis par des décisions rendues par la justice algérienne dans des affaires de corruption en rapport avec l’ex-ministre en fuite, dont l’agenda judiciaire s’est ouvert depuis l’été 2019.