Affaire du groupe Amenhyd : 4 ans de prison ferme pour Sellal et 5 ans à l’encontre de Necib

El Watan, 20 janvier 2022

Le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a condamné, mercredi 19 janvier, à 4 ans de prison ferme l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal et à une peine de 5 ans de prison ferme l’ancien ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, poursuivis pour corruption dans l’affaire du groupe « Amenhyd ».

Dans la même affaire, le président directeur général du groupe « Amenhyd », Djamel Eddine Chelghoum, a été condamné à une peine de 8 ans de prison ferme.

D’autres membres de la famille Chelghoum ont été condamnés à de la prison ferme dans le cadre de la même affaire. Il s’agit d’Abdelaziz Chelghoum qui a écopé de 6 ans de prison ferme, tandis qu’Abdelkader, Ali et Mohamed El Bachir ont été condamnés à 4 ans de prison.

Les peines ont été assorties d’une amende d’un million DA pour Abdelmalek Sellal et Hocine Necib, et 8 millions DA pour chacun des membres de la famille Chelghoum.

Hadjri Darfouf et Mohamed Hattab, respectivement ancien walis de Relizane et de Sidi Bel Abbès, ont été, pour leur part, condamnés dans cette affaire à 18 mois de prison ferme, tandis que Abdelkader Zoukh, ancien wali d’Alger, a écopé d’un an de prison ferme.

Deux anciens directeurs généraux de l’Algérienne des Eaux (ADE), en l’occurrence Abdenour Ait Mansour et Amirouche Ismail, ont été condamnés respectivement à 3 ans et 2 ans de prison ferme.

Le tribunal a prononcé des acquittements pour l’ancien secrétaire général du ministère des Ressources en eau, Belkateb Belhadj, et l’ancien wali de Ain Defla, Abbas Kamel.

Concernant les personnes morales impliquées dans cette affaire, elles ont été condamnées par le tribunal à verser une amende de 32 millions de DA.

Les principaux chefs d’accusation retenus contre les accusés sont dilapidation de deniers publics, abus de fonction et octroi d’indus avantages pour permettre aux propriétaires du groupe Amenhyd d’obtenir des projets d’investissement au gré à gré simple notamment dans l’hydraulique à travers plusieurs régions du pays.

Des peines allant de 4 à 8 ans de prison ferme avaient été requises à l’encontre des principaux accusés par le Procureur de la république près le tribunal de Sidi M’hamed.