Houda Feraoun et un ex-PDG d’Algérie Télécom condamnés à la prison ferme

TSA, 18 octobre 2021

Imane Houda Feraoun rejoint la longue liste des ex-hauts responsables qui ont été condamnés à la prison dans des affaires de corruption depuis la chute de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika en avril 2019.

Le verdict est tombé ce mardi 18 octobre au pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed (Alger) dans l’affaire Algérie Telecom et du géant chinois des télécoms Huwaei, dans laquelle est poursuivie notamment Houda Imane Feraoun.

L’ancienne ministre de la Poste et des Télécommunications (2015-2020) a écopé d’une peine de 3 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 500 000 dinars. Le représentant du parquet avait requis la semaine passée 8 ans de prison et 100 000 Da d’amende à son encontre.

Poursuivie dans la même affaire, l’ancien PDG d’Algérie Telecom Tayeb Kebbal, qui comparaissait libre, a été plus lourdement condamné : 5 ans de prison ferme avec mandat de dépôt à l’audience et une amende de 100 000 Da. Le parquet avait requis une peine de 8 ans de prison ferme à son encontre.

L’ancien PDG de l’opérateur mobile Mobilis, Ahmed Choudar, ainsi que d’autres cadres de l’entreprise, ont été relaxés.

Huawei et ZTE condamnés à des amendes

Les entreprises chinoises Huawei et ZTE ont été pour leur part condamnées à une amende de 4 millions de dinars chacune, un dédommagement de 100 millions de dinars avec confiscation des biens saisis. Le procureur avait requis une amende de cinq millions de DA contre les deux géants chinois des télécoms.

Les accusés étaient poursuivis pour dilapidation des deniers publics, octroi d’indus privilèges et abus de fonction. L’affaire concerne l’octroi d’un marché de réalisation d’un réseau de fibre optique aux sociétés chinoises du temps où Houda Feraoun était ministre des Télécoms. Cette dernière a été placée sous mandat de dépôt en décembre 2020.

Plusieurs ex-hauts responsables et anciens ministres qui ont fait partie des gouvernements de Bouteflika (1999-2019) ont été condamnés à des peines de prison, après avoir été jugés dans des affaires de corruption. Parmi lesquels, les deux ex-premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal.