Affaire Melzi : le tribunal de Sidi M’hamed rend son verdict

TSA, 27 Septembre 2021

Le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a rendu ce lundi son verdict dans l’affaire Melzi, où sont poursuivis d’anciens hauts responsables de l’Etat, dont les deux ex-premiers ministres Sellal et Ouyahia, ainsi que l’ex-PDG d’Air Algérie.

Le tribunal a condamné Hamid Melzi, des Résidences d’État Sahel et ex-PDG de la Société d’investissements hôteliers (SIH), à cinq ans de prison ferme et 8 millions de dinars d’amende.

Dans cette affaire, c’est Ahmed Ouyahia qui a écopé de la plus lourde peine : six ans de détention. L’autre ex-premier ministre, Abdelmalek Sellal, a été condamné à cinq ans de prison ferme et un million de dinars d’amende.

Trois enfants de Melzi, Mouloud, Ahmed, Salim, ont écopé chacun de deux ans de prison ferme et une amende de 8 millions de dinars. Également poursuivi dans cette affaire, le quatrième fils de Melzi, Walid, a été condamné à une année de prison ferme et une amende d’un million de dinars.

L’ancien PDG d’Air Algérie, Bekhouche Alleche, poursuivi pour avoir attribué en février 2019 le contrat de reprise du chantier de réalisation du siège social de la compagnie aérienne nationale à Bab Ezzouar (Alger), a été condamné à deux ans de prison dont un ferme, et une amende de 500.000 dinars algériens.

Ce contrat avait été accordé, dans un premier temps en 2011, au groupe canadien SM pour 83 millions de dollars, avant d’être résilié par Air Algérie.

Bekhouche Alleche a été PDG d’Air Algérie entre février 2017 et février 2021. Il a été limogé par le président Tebboune suite à une opération d’importation d’ustensiles au profit de la filiale catering de la compagnie nationale.

Les accusés sont poursuivis pour blanchiment d’argent, dilapidation de deniers publics, abus de fonction, conclusion de marchés contraires à la réglementation…

Au total, 19 sociétés algériennes et étrangères sont poursuivies dans l’affaire Melzi, dont la Sarl Vitajus, une entreprise privée de jus de fruits rachetée par les enfants de celui qui était considéré comme la boîte noire du système durant le règne de Bouteflika (1999-2019).

La société chinoise CSCEC et le groupe portugais Texeira figurent aussi parmi les entreprises poursuivies dans cette affaire. Melzi a été arrêté fin avril 2019. Pour Ouyahia et Sellal, les deux ex-Premiers ministres qui ont dirigé le gouvernement à maintes reprises sous Bouteflika, ils ont été condamnés à plusieurs reprises à de lourdes peines dans des affaires de corruption.