Commerce: Vers un plafonnement des prix de l’huile et du sucre

Abdelkrim Zerzouri, Le Quotidien d’Oran, 13 septembre 2021

Un projet de décret exécutif qui plafonne les prix à consommateurs et des marges plafonds à la production, à l’importation et à la distribution, aux stades de gros et de détail, de l’huile alimentaire raffinée ordinaire et du sucre blanc a été examiné lors d’une réunion du gouvernement, tenue samedi dernier.

Selon un communiqué des services du Premier ministre, le projet de décret présenté par le ministre du Commerce et de la Promotion des Exportations est relatif au projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret exécutif n 11-108 du 06/03/2011, fixant le prix plafond à consommateur ainsi que les marges plafonds à la production, à l’importation et à la distribution, aux stades de gros et de détail, de l’huile alimentaire raffinée ordinaire et du sucre blanc.

La même source explique que ce projet de texte « vise à mieux rationaliser les importations des produits intermédiaires et des produits finis pour cette catégorie de denrées alimentaires, à travers notamment l’élargissement de la compensation des prix à d’autres matières produites localement afin de protéger la production nationale».

Le souci de la stabilisation des prix du sucre blanc et de l’huile alimentaire ordinaire raffinée est reflété également par la signature d’un autre décret présidentiel, n° 21-310, le 11 août dernier, portant sur le transfert de crédits au budget de fonctionnement du ministère du Commerce et de la Promotion des exportations. Plus de 13 milliards de dinars ont été, ainsi, alloués par l’Etat à la stabilisation des prix du sucre blanc et de l’huile alimentaire ordinaire raffinée. Et, on ne voudrait surtout pas que ce budget aille à la compensation des importations de produits intermédiaires et des produits finis pour cette catégorie de denrées alimentaires.

Cette nouvelle législation pousserait les producteurs à acquérir ces produits intermédiaires et produits finis auprès de producteurs locaux qui, eux, bénéficient de la compensation des prix, ce qui leur offrirait l’aptitude d’afficher des prix compétitifs en fonction des plafonnements mis en place par les pouvoirs publics.