Le wali de Béjaïa répond à Ahmed Bencherif

Le wali de Béjaïa répond à Ahmed Bencherif

El Watan, 25 novembre 2011

Accusé publiquement de corruption par Ahmed Bencherif, l’ex-patron de la Gendarmerie nationale, l’ancien wali de la wilaya de Béjaïa et actuel premier responsable de la wilaya de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami, n’a toujours pas répliqué publiquement.

Sa «mise au point» doit d’abord avoir le OK de sa tutelle, c’est-à-dire le ministère de l’Intérieur. El Watan Week-end l’a sollicité pour avoir sa réaction à de telles accusations. «Je ne polémique pas. Si on se lance dans des accusations, tout un chacun a des choses à dire.» Joint par téléphone, en fin de journée d’hier, Hamou Ahmed Touhami n’a pas voulu être bavard. «Je réfute complètement ces allégations», répond-il. Dans sa lettre ouverte, Ahmed Bencherif écrit que l’actuel wali de Djelfa a hérité d’une gestion qu’il tente de redresser. C’est, du coup, le bilan de l’ex-wali qui est critiqué. «Mon bilan est sur le terrain, Ahaba men haba, kariha men kariha (qu’on le veuille ou non).

C’est aux citoyens, à la société civile de répondre à une telle question. J’invite les journalistes à aller à Djelfa pour voir ce qui a été fait en bien et en mal dans les 36 communes de la wilaya, de discuter avec les citoyens, de constater d’eux-mêmes et d’en tirer un bilan», réplique Hamou Ahmed Touhami. Son accusateur le cite dans des affaires bien précises, comme des dossiers d’APC «classés» sans passer par la justice, des autorisations «provisoires» d’exploitation de carrières sur des sites protégés… «Concernant les communes citées, un dossier a été suivi par l’inspection générale du ministère de l’Intérieur et un rapport conséquent a été transmis au moment voulu. Quant au deuxième cas cité (les autorisations, ndlr), cela est complètement faux», se défend l’ex-wali de Djelfa.

Est-il prêt à affronter son accusateur devant la justice ? «J’ai entendu dire que le colonel Bencherif est malade. S’agissant d’un grand révolutionnaire, un grand commis de l’Etat et grand notable des Ouled Naïl, et l’ayant connu pendant la période où j’étais à Djelfa, je ne peux que lui souhaiter un prompt rétablissement, santé et longue vie. Je l’invite par ailleurs, s’il a des dossiers, comme il le prétend, à les présenter à qui de droit», conclut Hamou Ahmed Touhami. Kamel Medjdoub