Le Parquet général minimise la gravité du vol commis vendredi dans les locaux de la Cour d’Alger

Le Parquet général minimise la gravité du vol commis vendredi dans les locaux de la Cour d’Alger

Karam Kara-Békir, Maghreb Emergent, 2 avril 2013

Le Procureur général près la Cour d’Alger, Belkacem Zeghmati, a réagi quatre jours après le vol commis vendredi, selon le quotidien El Khabar, dans le siège de cette juridiction. L’auteur du vol, explique-t-il, a agi seul « sans aucune complicité interne ou externe ». A l’en croire ni les réseaux informatiques de la Cour ni sa base de données » n’ont subi de dommages. Aucune indication n’a été donnée sur les dossiers que cet individu entendait détruire ou dérober.

Dans un communiqué rendu public aujourd’hui et rapporté par l’APS, le procureur général près la Cour d’Alger, Belkacem Zeghmati, a précisé que l’auteur du vol qui a eu lieu vendredi dernier à l’intérieur du siège de cette juridiction est un certain « B.Y », âgé de 35 ans demeurant à Hussein Dey (Alger) agissant seul « sans aucune complicité interne ou externe ».

Le communiqué ajoute que cet individu, « multirécidiviste condamné pour des faits similaires », a été identifié et arrêté dimanche dernier par les éléments de la police judiciaire. Il n’a pas précisé ce qui a été volé tout en apportant un « démenti catégorique » quant « aux allégations faisant état de la disparition, de la dissipation ou de la détérioration de dossiers de procédure ». « Contrairement à ce qui a été rapporté comme informations quant à un éventuel sabotage des installations et des réseaux informatiques de la Cour, ces derniers n’ont été nullement atteints et sont opérationnels à 100% », a-t-il assuré. « Il en est de même de la base de données qui n’a été nullement touchée », a précisé Belkacem Zeghmati.

« Silence pour cause d’enquête »

Le quotidien arabophone El-Khabar avait rapporté samedi dernier qu’un groupe d’individus non identifiés s’était introduit vendredi dans les locaux de la Cour d’Alger, pour voler et détruire sa base de données. Le journal avait précisé que les auteurs du vol avaient dérobé des documents « de grande importance » liés aux scandales de corruption sur lesquels ont enquêté les agents du Département du renseignement et de la sécurité (DRS, renseignements militaires).

« L’intrusion au siège de la Cour d’Alger dans la nuit du 28 au 29 mars 2013 a soulevé, à juste titre, la préoccupation de l’opinion publique nationale suite à ce qui a été rapporté comme informations, par certains organes nationaux de presse, relativement aux faits tout en se posant des questions quant à la réalité et aux causes de ce qui s’est passé, reprochant ainsi aux autorités publiques leur silence », a indiqué le communiqué du Procureur général, estimant que ces réactions sont « tout à fait justifiées et légitimes en raison du droit du citoyen à l’information ». L’absence de communication de la part du parquet général, a-t-il justifié, « était dictée par des impératifs liés à l’enquête préliminaire ordonnée par le ministère public le jour même des faits ».