Vers une affaire Sonatrach III ?

UNE NOUVELLE PHASE D’INSTRUCTION OUVERTE CE DIMANCHE

Vers une affaire Sonatrach III ?

Le Soir d’Algérie, 2 avril 2013

Plusieurs personnes ont été convoquées, depuis dimanche, par le juge d’instruction du Pôle judiciaire spécialisé du tribunal de Sidi M’hamed. La justice semble s’engager vers l’ouverture d’une affaire «Sonatrach III».
Tarek Hafid – Alger (Le Soir) – Le magistrat instructeur du Pôle judiciaire spécialisé du tribunal de Sidi M’hamed a commencé, dimanche, à auditionner plusieurs personnes dans le cadre d’une nouvelle affaire en relation avec la compagnie pétrolière nationale. Selon des sources proches de cette juridiction, cette phase aurait débuté dimanche avec l’audition d’un ex-vice-président de la Sonatrach qui était accompagné d’un membre de sa famille. Hier, lundi, c’était au tour de Abdelmadjid Attar, ancien président- directeur général du groupe durant les années 1990, à s’être présenté au tribunal de Sidi M’hamed. Abdelmadjid Attar a été aperçu au moment où il faisait son entrée dans le siège du tribunal. Rappelons qu’au courant de la semaine écoulée, son bureau avait été perquisitionné par les services de sécurité. «D’autres personnes devraient être auditionnées dans le cadre de cette affaire.
C’est notamment le cas de Nouria Meliani, architecte et directrice d’un bureau d’études. Proche de Réda Hemche, elle a déjà été placée sous contrôle judiciaire dans le cadre de marchés de gré à gré. Nouredine Cherouati, ex-Pdg de la Sonatrach, ainsi qu’un membre de sa famille sont également concernés», notent nos sources. Pour l’heure, il y a très peu d’informations au sujet de ce dossier. Pour certains, il est fort possible que ce soit une affaire «Sonatrach III».
En fait, la procédure engagée par le magistrat instructeur du Pôle spécialisé du tribunal de Sidi M’hamed paraît totalement différente des précédentes affaires. En plus de hauts cadres ayant occupé des postes sensibles dans la hiérarchie du groupe national d’hydrocarbures, la justice s’intéresse également à certains de leurs proches. «Pour l’heure, le juge d’instruction n’a encore rien décidé au sujet des qualifications et des statuts juridiques des personnes convoquées», assurent par ailleurs nos sources. De nouvelles informations au sujet de cette nouvelle affaire pourraient être rendues publiques prochainement par le parquet de la cour d’Alger.
Au courant du mois de février dernier, le procureur général Belkacem Zeghmati avait annoncé par voie de presse «l’élargissement du champ des investigations» dans le cadre de l’affaire «Sonatrach II».
T. H.