Bouira : «Ni militaire ni théocratique, Algérie libre et démocratique»

Omar Arbane, El Watan, 27 mars 2021

Les milliers de personnes ayant battu le pavé, hier au chef-lieu de Bouira, pour le 110e acte du hirak, ne comptent pas céder le terrain.

En cette journée printanière, les slogans des marcheurs n’étaient pas différents de ceux des précédentes marches populaires. «Atrouhem ! Irhalou ! salimou solta li chaâb» (Dégagez ! Rendez le pouvoir au peuple), «Y en a marre des généraux», étaient les messages qu’a seriné un carré de jeunes à l’adresse des tenants du pouvoir.

En outre, des portraits des héros de la Guerre de Libération, à l’instar de Larbi Ben M’hidi et Abane Ramdane, avec un passage inspiré de la Plateforme du Congrès de la Soummam ont été hissés par un autre carré de manifestants, qui ont réclamé : «Un Etat algérien sous forme d’une République démocratique et sociale et non la restauration d’une monarchie ou d’une théocratie révolue.»
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Et sur une banderole géante on pouvait lire : «Ni Oudjda ni DRS, la Soummam est l’unique base», «Ni militaire ni théocratique, Algérie libre et démocratique». Par ailleurs, des appels à intensifier la lutte pacifique via une organisation des masses populaires se font entendre à Bouira.

«Il faut trouver d’autres moyens de lutte, car le pouvoir en place mise sur l’essoufflement du mouvement populaire. Nous devons nous organiser, que ce soit dans de nouveaux partis ou dans des collectifs. Nous devons aussi proposer une feuille de route de sortie de crise et bannir tout populisme», dira Kaci, un jeune militant du hirak.

Vers 16h, les manifestants se sont dispersés dans le calme.