Éducation L’Intersyndicale revient à la charge

Nawal Imès, Le Soir d’Algérie, 17 février 2021

Les syndicats du secteur de l’éducation, qui avaient mis entre parenthèses revendications et actions de contestation, reviennent au-devant de la scène. La pandémie ne peut plus servir de prétexte à cette «hibernation», estiment les syndicats réunis au sein de l’Intersyndicale de l’éducation. Pas d’actions dans l’immédiat en raison de l’approche des examens et des vacances scolaires mais dès le mois de mars, un retour à la protestation n’est pas exclu.
Nawal Imès- Alger (Le Soir)- L’intersyndicale de l’éducation revient à la charge. Quatre syndicats, à savoir l’Unpef, le Satef, le Cela, le SNTE, le Snapest et le Cnapeste ont tenu, en effet, hier une réunion marquant «leur retour» après des mois pendant lesquels l’action syndicale avait été laissée de côté en raison de la situation épidémiologique. Plus question d’«hibernation», assure Boualem Amoura le secrétaire général du Satef pour qui les nombreux problèmes que rencontre le secteur de l’éducation nécessitent une mobilisation. Il n’est pas exclu que des actions de protestation soient menées. Pas de date retenue pour l’instant mais le secrétaire général du Satef explique que cela ne sera pas au programme dans l’immédiat en raison de l’imminence des examens de fin de trimestre et l’approche des vacances scolaires. L’intersyndicale de l’éducation revendique prioritairement la révision du statut particulier pour rattraper les inégalités qu’il comprend et arriver enfin à des classifications justes, à une intégration de tous les corps et à la promotion. Les syndicats revendiquent également une révision des plans exceptionnels mis en place pour l’année en cours, estimant que les volumes horaires imposés aux enseignants sont actuellement trop importants et imposent beaucoup trop de pressions sur les enseignants. Egalement au menu des revendications, le dossier de la retraite. Pour l’Intersyndicale, le discours sur l’incapacité de la Caisse des retraites à faire face aux dépenses est tout simplement inacceptable, appelant à la réouverture du débat sur la retraite anticipée et considérant que l’acquis de la retraite sans condition ne devait pas être remis en cause. Le pouvoir d’achat figure également en bonne place puisque les syndicats appellent le gouvernement à trouver des solutions à la perte du pouvoir d’achat et à mettre en place des mécanismes permettant de stopper l’érosion, parmi lesquels la mise en place d’un observatoire du pouvoir d’achat. L’Intersyndicale appelle également au respect des libertés syndicales et à l’association effective des syndicats agréés dans le processus de dialogue en dehors des réunions purement protocolaires.
N. I.