Selon le ministre de l’industrie: Les dettes des groupes publics s’élèvent à 12 milliards de dollars

Mohamed Kebci, Le Soir d’Algérie, 10 janvier 2021

Les dettes des entreprises publiques relevant du secteur industriel ne dépassent pas les douze milliards de dollars, un déficit pas si lourd comme on le pense, puisque facile à colmater.
M. Kebci – Alger (Le Soir) – Le ministre de l’Industrie estime les dettes des entités industrielles publiques à seulement douze milliards de dollars. Une dette pas si lourde comme le pensent certains, puisque, selon Ferhat Aït-Ali-Brahim qui s’exprimait, hier samedi, au forum du quotidien Echaâb, les actifs de ces entreprises publiques suffisent à garantir l’effacement de ces dettes, en plus de l’option aisée d’un rééchelonnement non contraignant. Aussi, le ministre a fait part d’un audit en cours au niveau de tous les groupes publics au nombre de douze. Une opération pas facile, puisque appelée à passer au peigne fin la gestion des 841 unités et des 42 filiales de ses groupes. Et ce n’est qu’à l’issue de cet audit, précise le ministre de l’Industrie, que l’on saura le sort de chacune de ces entités industrielles publiques, soit la reconversion, la continuité de la production ou la recapitalisation par la Bourse. Pour le ministre, cette dernière option que plus d’un assimile faussement à une cession d‘actions aux entreprises privées nationales ou étrangères, n’est qu’une ouverture du capital de ces entreprises publiques via la Bourse. Une démarche qui s’inscrit en droite ligne de la nouvelle vision du gouvernement basée sur le souci de créer une véritable industrie nationale qui va au-delà de l’importation de la matière première et du produit semi-fini. Pour Aït-Ali Brahim, il n’est pas du tout raisonnable que certaines parties pensent a contrario de l’intérêt national et ce que requiert la conjoncture actuelle. «Ne penser qu’à l’importation relève du pur égoïsme», affirme le ministre, estimant qu’il est « impossible de penser à une économie forte sans une économie de la connaissance surtout que, selon lui, l’Algérie possède des compétences avérées en la matière. Et de faire part des conventions signées ainsi que des instructions qui ont été données aux entreprises publiques à l’effet de travailler avec des centres de recherche et les universités avant de recourir à d’autres parties. Sur un autre plan, le ministre de l’Industrie a fait part d’un projet de création d’un office national dédié au foncier industriel. Le projet est en arbitrage entre les intervenants dans ce texte, qui aura à gérer le foncier industriel d’une toute autre manière à même de rendre vivables ces espaces de production industrielle. Comme, citera-t-il en exemple, la réservation d’espaces de restauration, d’hébergement, voire même penser à doter ces zones de crèches à l’effet d’accompagner l’élément féminin, les femmes étant nombreuses à s’engager dans le secteur.
M. K.