Sahara Occidental : Visite d’un haut responsable américain

R.I., El Watan, 10 janvier 2021

e secrétaire d’Etat américain adjoint pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, David Schenker, s’est rendu hier à Laâyoune, au Sahara occidental, territoire occupé par le Maroc, rapporte l’AFP citant l’agence marocaine MAP.

Cette visite, la première d’un haut responsable américain, fait suite à la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur l’ancienne colonie espagnole, à rebours de la position des Nations unies. Les négociations politiques menées par l’Organisation des Nations unies (ONU) sur le statut de ce territoire situé au nord de la Mauritanie piétinent depuis des décennies. Le Maroc veut une «autonomie sous contrôle».

Le Front Polisario milite pour l’indépendance du Sahara occidental et réclame un référendum d’autodétermination, prévu par l’ONU.

La visite de D. Schenker s’inscrit dans le cadre de l’accord signé le 22 décembre par les Américains, les Israéliens et les Marocains, liant une normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Etat hébreu à la reconnaissance américaine de la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental.

Le Maroc est ainsi devenu le quatrième pays à normaliser ses relations avec Israël en 2020 après les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan. L’accord prévoit notamment l’ouverture d’un consulat américain à Dakhla, port de pêche situé dans le sud du Sahara occidental.
En attendant la construction du bâtiment, les Américains ont prévu d’y ouvrir dimanche une représentation provisoire, selon des sources diplomatiques à Rabat.

Avant le Maroc, D. Schenker s’est rendu en Algérie qui espérait voir Washington conserver son «impartialité» sur la scène régionale et internationale. «Les Etat-unis ne sont pas en passe d’établir une base américaine au Sahara occidental», a-t-il indiqué jeudi selon des propos reccueillis par l’APS, lors d’une conférence de presse animée à l’ambassade américaine en Algérie.

Il a ajouté que l’état-major du commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom) «n’a pas évoqué le transfert de son siège» en ce territoire.