Les commerçants et artisans impactés par la covid-19 : Plus de 50 000 ont cessé leur activité

Nabila Amir, El Watan, 31 décembre 2020

Plus de 50 000 commerçants ont mis la clé sous le paillasson durant cette année 2020 en raison de la pandémie de la Covid-19, alors que plus de 10 000 autres ont été sanctionnés pour non-respect du port du masque.

La crise sanitaire qui secoue le pays a impacté sensiblement les commerçants et artisans dont certains ont cessé leur activité en raison des pertes qu’ils ont subies à cause de la fermeture de leurs locaux, ainsi que les réticences des citoyens à acquérir certains produits.

C’est là, en effet, l’une des conséquences directes de la propagation de la pandémie et, par conséquent, des mesures de confinement prises par le gouvernement dont la dernière a consisté à une limitation du temps d’activité pour certains commerces jugés «non essentiels», notamment les restaurants, les cafés, les salons de coiffure et les pâtisseries. Pour les commerçants, l’année 2020 aura été marquée par des retombées économiques négatives : le confinement partiel cyclique et le réaménagement des horaires imposés par le gouvernement n’ont pas été du goût de ces commerçants qui sont sommés chaque fois, de s’adapter à cette nouvelle situation. Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (ANCAA), a invité les commerçants à s’«armer de patience et à redoubler d’efforts en respectant les mesures barrières contre la Covid, notamment le port du masque, que ce soit pour leurs employés ou leurs clients».

Face à cette situation, l’Etat décide d’octroyer une aide aux commerçants et artisans qui se retrouvent du jour au lendemain sans source de revenu. Dans une instruction adressée aux directeurs du commerce de wilaya, le ministère de tutelle a fait part de la méthode de prise en charge des dossiers relatifs aux commerçants ayant été impactés par la pandémie : les indemnisations seront établies sur la base d’une évaluation de la situation financière des commerçants pour les mois de mars, avril, mai et juin de l’année en cours, à la condition d’être à jour avec la Casnos pour l’exercice 2020 et d’avoir un chiffre d’affaires égal à 480 000 DA.