Imposante marche à Tizi Ouzou : Les travailleurs de l’Eniem maintiennent la pression

Hafid Azzouzi, El Watan, 15 décembre 2020

Les travailleurs de l’Eniem (Entreprise nationale des industries de l’électroménager, implantée à Oued Aïssi, à 7 kilomètres à l’est de Tizi Ouzou) ont, encore une fois, investi la rue, hier, pour réitérer leurs revendications liées, notamment, à l’annulation de la décision de leur mise au chômage technique et le départ des cadres dirigeants de ce complexe industriel. Les protestataires ont ainsi organisé une marche au chef-lieu de wilaya.

Après un sit-in devant le siège de la direction générale de l’entreprise, au boulevard Sititi, ils ont improvisé une imposante marche vers le siège de la wilaya, où un grand rassemblement a été observé par les travailleurs de l’entreprise en question, qui est paralysée depuis le début du mois de décembre en cours en raison de la mise au chômage technique des employés et la rupture des stocks de la matière première, qui a provoqué l’arrêt total de la production ainsi que la persistance du blocage de la banque (BEA) pour l’octroi des crédits nécessaires pour le financement des approvisionnements. Les travailleurs haussent le ton et veulent maintenir la pression sur les responsables, à tous les niveaux, afin de trouver une solution à leur situation.

Par ailleurs, rappelons que ce n’est pas la première fois que ces employés sortent dans la rue pour exiger la satisfaction de leurs revendications. Le 1er décembre 2020, une autre grandiose marche avait été organisée par les salariés de l’Eniem qui ont battu le bavé de Oued Aïssi jusqu’au chef-lieu de wilaya, soit sur une distance de 7 kilomètres.

Depuis, et en dépit des promesses du wali et des membres de la délégation dépêchée par le ministre, deux jours après cette action, les protestataires maintiennent toujours leur mouvement. Ils estiment que la solution réside dans l’annulation de la décision de leur mise au chômage technique et le départ, pur et simple, du PDG et de tous les cadres dirigeants de l’entreprise. Ils comptent, disent-ils, radicaliser leur mouvement de protestation.

Notons aussi que les employés n’ont pas perçu de salaires depuis le mois de septembre.