302 médicaments en rupture de stock

Le Dr Khelifa Slama, vice-président du Snapo l’a déclaré

M-F. G., El Watan, 09 décembre 2020

«Nous avons dressé une liste composée de 302 médicaments manquants sur les étalages des pharmacies du pays. Pis, une bonne partie de ces molécules est de fabrication locale», a déclaré le vice-président du Snapo.

Le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo) a dressé une liste de médicaments, en rupture de stock, qu’il a remise hier au ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

C’est ce qu’a appris, hier, El Watan par le Dr Khelifa Slama, premier vice-président du Snapo. «Nous avons dressé une liste composée de 302 médicaments manquants sur les étalages des pharmacies du pays.

Pis, une bonne partie de ces molécules est de fabrication locale. Accompagnée d’un rapport détaillé, elle a été remise hier au ministre de la Santé qui, lui seul, veille, selon l’article 205 de la loi de la santé, à la disponibilité des produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux et garantit l’accès aux produits, notamment essentiels en tout temps et en tout lieu du territoire national», révèle le représentant du Snapo.

Mercredi dernier, l’Association des distributeurs des produits pharmaceutiques (ADPHA) a démenti l’existence d’une pénurie de 300 médicaments en Algérie, déplorée par le Snapo, car, selon elle, «le nombre exact de médicaments manquants ne dépasse pas les 100 produits».

Par ailleurs, le Snapo a applaudi la signature, le 3 décembre à Alger, d’un mémorandum d’entente entre le groupe Saidal et le laboratoire Sud coréen CKD OTTO pour la production locale de médicaments anticancéreux.

«Grâce à ce partenariat, six produits anticancéreux seront conditionnés, puis fabriqués par Saidal, lui permettant de réaliser un chiffre d’affaires de 17,47 millions de dollars, soit 2,271 milliards de dinars.

La mise sur le marché de ces médicaments va permettre également à la PCH de les acquérir à des prix concurrentiels et de réaliser une économie en devise forte de l’ordre de 2,23 millions de dollars, soit 289,76 millions de dinars», a déclaré Fatoum Akacem, PDG du groupe Saidal.

Outre ce projet de rénovation, Saidal devra aussi, estime le représentant du Snapo, «préserver ses acquis productifs et surtout ses parts du marché local face à une concurrence déloyale, animée par ceux que le ministre de l’Industrie pharmaceutique a qualifiés de îssaba».

Evoquant la décision exigeant la délivrance par le ministère de l’Industrie pharmaceutique d’une attestation de régulation et de numérisation des transactions pour toutes les opérations d’importation de produits pharmaceutiques, de matières premières et d’équipements médicaux, le Dr Slama a émis le vœu de permettre au Snapo d’«accéder à la situation ayant trait à la disponibilité des produits médicaux nécessaires pour les besoins de la santé des citoyens».