Alger : un an de prison requis contre cinq militants du Raj

Sonia Lyes, TSA, 26 Novembre 2020

Cinq militants de l’association Raj ont été jugés ce jeudi 26 novembre devant le tribunal de Sidi M’hamed. Il s’agit de Hakim Addad, Ould Ouali Nassim, Massinissa Aissous, Djallal Mokrani et Hmimi Bouider, arrêtés le 4 octobre 2019 lors d’une manifestation à Alger et remis en liberté le 2 janvier dernier.

Le procureur de la République a requis un an de prison ferme et des amendes à leur encontre, rapportent l’association Raj et le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Le verdict devrait être rendu le 3 décembre. Le procès a été reporté une dizaine de fois.

Toujours au tribunal de Sidi M’hamed, le verdict est tombé ce jeudi dans le procès des ex-détenus Omar Bouchenane et Kamel Mesrouk. Le tribunal a prononcé la relaxe au profit des deux activistes accusés d’incitation à attroupement et atteinte à l’unité nationale.

Le parquet avait requis 18 mois de prison ferme à leur encontre. Les deux militants avaient été arrêtés le 5 octobre 2019 et remis en liberté provisoire le 2 janvier dernier. Leur procès a également été renvoyé une dizaine de fois avant de se tenir finalement jeudi dernier, 19 novembre.

À la Cour d’Alger, le verdict du procès en appel d’une vingtaine de manifestants est connu : condamnation à 3 mois de prison avec sursis pour Djamel Eddine Oulmane, Ait Ouarab Ahcene, Farid Boughida, Abdelghani Ben Ghanem et relaxe pour les autres avec annulation de l’amende. Il s’agit des prévenus pour lesquels le procureur avait plaidé la relaxe en janvier dernier.