«5+5 défense» : La lutte contre les menaces transfrontalières en ligne de mire

Abdelghani Aichoun, El Watan, 10 novembre 2020

Les travaux de la 12e réunion des chefs d’état-major des armées des pays membres de l’initiative «5+5 Défense» se sont tenus hier par visioconférence.

C’est le secrétaire général du ministère de la Défense nationale (MDN), le général-major Abdelhamid Ghriss, en qualité de représentant du général de corps d’armée Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), qui a pris part à cette réunion.

Celui-ci a tenu à signaler, dans son intervention, d’après un communiqué du MDN, le contexte «multinational et régional» dans lequel intervient cette réunion «marqué par des vulnérabilités et des menaces aggravées par une situation sanitaire complexe».

Et par vulnérabilité, on peut comprendre tous les problèmes auxquels fait face notamment la région nord-africaine (rive sud de la Méditerranée) sur le plan sécuritaire, entre autres, comme c’est le cas pour la crise libyenne, ce qui se passe dans le Sahel, mais aussi la problématique de l’immigration clandestine.

«Notre rencontre intervient dans un contexte multinational et régional marqué par des vulnérabilités et des menaces aggravées par une situation sanitaire complexe au regard des perturbations engendrées par le coronavirus dans la réalisation des objectifs assignés.
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Néanmoins, cette situation a été la démonstration du degré de maturité de l’Initiative 5+5 Défense et la détermination des pays membres à agir ensemble pour la pérennité et la consolidation de notre forum», a déclaré Abdelhamid Ghriss.

Et d’ajouter : «L’Algérie tient à marquer son attachement aux principes fondateurs de l’initiative et son caractère non contraignant, et son engagement aux côtés des pays membres dans la poursuite d’une coopération active et constructive visant la lutte contre les menaces transfrontalières que sont le terrorisme et ses connexions avec le crime organisé, les migrations illégales, les trafics d’armes, de drogue, la traite des êtres humains et la cybercriminalité.»

Dans le même communiqué, il est mentionné que l’ordre du jour de cette réunion était relatif aux «enjeux régionaux et les défis communs des pays membres de l’Initiative», mais aussi «l’évaluation du taux d’exécution du Plan d’action de l’initiative pour l’année en cours et d’étudier l’impact de la pandémie Covid-19 dans la zone du bassin ouest-méditerranéen, ainsi que les moyens et les voies potentiels qui permettraient de renforcer la coopération entre les pays membres dans ce cadre».

«Les travaux de cette réunion ont été sanctionnés par l’approbation de la déclaration conjointe, définissant les axes de coopération militaire multilatérale pour la coordination des actions visant à promouvoir la sécurité et la stabilité en Méditerranée occidentale», ajoute-t-on encore.

Il est à noter en dernier lieu que l’initiative «5+5 Défense», lancée en 2004, est le volet sécuritaire de ce qui est appelé le «dialogue 5+5» regroupant les cinq pays de la rive sud de la Méditerranée, en l’occurrence l’Algérie, Libye, Mauritanie, Maroc et Tunisie, avec cinq pays de la rive Nord (France, Italie, Malte, Portugal et Espagne).