L’activiste Brahami Mohamed-Azzedine acquitté

Condamné à une année de prison ferme en première instance

Liberté, 7 octobre 2020

Mise en délibérée la semaine dernière, l’affaire de l’activiste Brahami Mohamed-Azzedine a connu hier son dénouement par l’acquittement du prévenu qui aura vécu depuis le mois de novembre de l’année dernière une mésaventure des plus invraisemblables.

Un épilogue heureux, attendu d’ailleurs aussi bien par l’accusé que par sa victime présumée qui n’a pas cessé de clamer l’innocence de son prétendu agresseur depuis leurs arrestations par la police, le 14 novembre 2019, alors qu’ils prenaient part à un forum citoyen devant le palais de la culture Mohamed El-Aïd-El-Khalifa.

Lors du procès en appel tenu mardi passé à la Cour de Constantine, l’avocat de la défense, Me Alla Amor, avait dénoncé “un dossier monté de toutes pièces”, démontant l’accusation qui pesait sur son client en s’appuyant notamment sur le témoignage à décharge de Sara Delloul, la victime présumée qui aurait été obligée de signer le procès-verbal de police incriminant Brahami Mohamed-Azzedine du vol de son sac à main.

Me Alla a également mis en exergue le statut d’universitaire, cadre et entrepreneur et d es casiers judiciaires vierges de la victime et de l’accusé qui ne peut s’apprêter au délit de vol.

Rappelons que Sara Delloul et Brahami Mohamed-Azzedine entretenaient une relation amicale et participaient régulièrement et ensemble aux marches et rencontres de hirakistes à Constantine, il n’a d’ailleurs pas hésité lors de sa plaidoirie à soutenir que cette affaire revêt un caractère lié au Hirak et aux intimidations et harcèlements judiciaires dont sont victimes ces activistes estimant que le banc des accusés aurait dû être réservé aux policiers qui ont instruit le dossier.

Kamel GHIMOUZE