Chakib Khelil fait la promotion de sa page Facebook

Il a animé une conférence à Tlemcen

Chakib Khelil fait la promotion de sa page Facebook

Liberté, 2 avril 2018

A une année de la présidentielle, Chakib Khelil, consultant international dans le domaine pétrolier et ex-ministre de l’Énergie, semble affûter ses armes pour se placer sur l’échiquier politique, lui qui, pourtant, a subi tant de revers consécutivement à sa gestion exécrable du patrimoine énergétique dont il fut, durant des années, le principal commanditaire et ordonnateur.
Il a choisi Tlemcen, sa ville d’adoption (il est né le 8 août 1939 à Oujda, Maroc), pour lancer, avant-hier, sa campagne informelle sans, cependant, faire la moindre annonce sur ses intentions politiques immédiates ni sa feuille de route d’ici avril 2019 et ses prétentions électorales. Dans la grande salle de l’hôtel Renaissance où étaient projetées en boucle des photos le montrant côte à côte avec le président Bouteflika, il a animé une conférence sur les enjeux de l’économie nationale et sa dépendance de la fiscalité pétrolière, organisée sous l’égide de la faculté des sciences économiques de l’université Aboubekr-Belkaïd.
Devant environ 400 personnes, il a longuement parlé de la stratégie et des mécanismes que l’Algérie devrait mettre en œuvre pour s’arracher de cette dépendance pesante en proposant des solutions de rechange comme la relance de secteurs tels que l’agriculture, l’industrie, le tourisme et les services. Il a aussi estimé impérieux l’encouragement de l’investissement productif et déclaré qu’il faut absolument attirer les hommes d’affaires étrangers (il a évoqué pour cela le rôle que doit jouer le ministère des Affaires étrangères) en leur facilitant la mise en place d’unités de production pourvoyeuses d’emplois.
Concernant le baril de pétrole, l’ancien ministre de l’Énergie a estimé “que son prix devrait osciller entre 65 et 75 dollars au maximum pour les prochaines années, plombé par les facteurs géopolitiques, sans jamais pouvoir atteindre son summum de 140 dollars”.
Parlant du poids des importations, il a pris l’exemple de la poudre de lait en disant que son “son prix, payé en devises auprès des fournisseurs français et hollandais, n’est pas répercuté en valeur réelle sur le prix du sachet, ce produit étant soutenu par l’État, alors qu’il suffit d’encourager sa production locale pour éviter les transferts financiers à l’extérieur”. Abordant le contexte économique en Afrique, le conférencier a déclaré que “l’institution de zones de libre-échange sous l’égide de l’Union africaine est assurément la meilleure démarche pour hisser le continent sur un piédestal, facilitant ainsi les échanges entre les pays à travers l’accroissement de la productivité, la diversité de leurs produits pour le bien-être des consommateurs, ce qui devrait générer des effets économiques favorables”.
À noter, enfin, que Chakib Khelil a fait la promotion de sa page Facebook projetée sur écran, invitant les adeptes de son retour à la vie politique à la consulter régulièrement.

B. Abdelmadjid