Conférence nationale sur le plan de relance économique : Tebboune et le Gouvernement face aux dures réalités du pays !

Kheireddine Batache, Maghreb Emergent, 18 août 2020

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ouvert ce mardi la Conférence nationale sur le plan de relance économique, qui se tiendra les 18 et 19 du mois en cours, au CIC d’Alger, par une série de déclarations sur la situation du pays.

Cette tripartite visant à asseoir les jalons d’un nouveau modèle de développement basé sur la diversification réuni, outre les membres du gouvernement, à leur tête, le Premier Ministre, Abdelaziz Djerrad, l’ensemble des protagonistes de l’économie algérienne.

Au programme de la journée d’aujourd’hui, une série d’ateliers sur le développement de l’agriculture, de l’industrie et des mines entre autres, mais également le financement des projets de développement, les PME et les startups ou encore la maîtrise du commerce international.

Mais la ligne de conduite est claire : en finir avec l’économie de la rente, et le plutôt possible sera le mieux ! Le chef de l’État admet que l’économie nationale ne peut plus vivre sous perfusion des revenus, qui fondent comme neige au soleil depuis le début de la crise sanitaire Covid-19, dont la plupart des secteurs dépend étroitement.

Lors de son discours d’ouverture, le chef de l’État a fait l’éloge du secteur agricole national, qui « a permis à l’Algérie de traverser cette crise » selon lui. Abdelmadjid Tebboune a par ailleurs dressé un réquisitoire contre les abus de l’importation, qui a coûté au pays son pesant d’or en matière de fuite de capitaux.

Tebboune a encouragé les jeune entrepreneurs, notamment les partons de PME/PMI et les startups à prendre d’assaut les marchés africains, grâce aux exportations, et leurs a promis toutes sortes d’aides et d’incitations fiscales.

En ligne de mire : la réduction, d’ici l’année prochaine, de la dépendance du pays aux hydrocarbures de 98 % à 80 %. Un objectif ambitieux mais difficile à atteindre. A ce titre, l’objectif de porter le volume des exportations algériennes hors-hydrocarbures à environ 5 milliards de dollars a été signalé. Sur le plan de l’énergie, Tebboune s’est engagé à ne plus importer le moindre litre de carburant à partir de 2021.

D’autre part, le président de la République a rendu hommage à quelques investisseurs et industriels privés, qui se sont distingués dernièrement part leur engouement envers les exportations. A cet effet, Abdelmadjid Tebboune à déclarer qu’une enveloppe financière de 1900 milliards de dinars a été mise à la disposition des investisseurs sérieux dont le projets sont porteurs de plus-value pour le pays.


Ils ont atteint 25 milliards USD : les revenus de l’agriculture dépassent ceux des hydrocarbures selon Tebboune

 
Salim Benalia, Maghreb Emergent, 18 août 2020
 
« En dépit de la crise sanitaire mondiale et de la chute des cours de l’or noir, l’Algérie n’est pas à genoux. Nous pouvons encore tenir et l’impact de la crise n’est pas létal », assure le Président de la République Abdelmadjid Tebboune à l’ouverture des travaux de la conférence nationale sur la relance socio-économique.

Tebboune salue notamment les agriculteurs qui ont permis d’alimenter le marché algérien en denrées suffisantes et à des prix raisonnable tout au long de ces derniers mois. « Les recettes accumulées par l’agriculture sont pour la première fois supérieures à celles engrangées par les hydrocarbures.

Elles sont de l’ordre de 25 Milliards de dollars pour l’agriculture alors qu’elles ne sont que de 23 Milliards de dollars pour le pétrole » S’est félicité Tebboune qui annonce qu’il s’agit, désormais, de réduire à très court terme l’immense dépendance de l’Algérie aux hydrocarbures.

Cette réduction sera de l’ordre de 5 Milliards de dollars. Augure-t-il. Mieux, Tebboune appelle à s’affranchir de cette dépendance aux hydrocarbures et la baisser à hauteur de 80% dès l’année prochaine. Selon Tebboune, le développement de l’agriculture devra absolument être assorti d’industries de transformation et de conditionnement.

Il a par ailleurs indiqué que le surplus de production devra également être absorbé par le circuit d’entreposage, afin d’éviter les pénuries. Tebboune estime que l’agriculture doit être prolongé par les industries de transformation et à ce titre il évoque l’achat d’usines de l’étranger, clé en main, selon la valeur à laquelle elles sont vendables, dans les pays frappés de récession.