Industrie: Deux constructeurs automobiles intéressés par le marché algérien

Z. Mehdaoui, Le Quotidien d’Oran, 17 août 2020

Le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, a affirmé hier que la réunion qui devrait avoir lieu mardi et mercredi entre le gouvernement, les opérateurs économiques ainsi que les partenaires sociaux n’entre pas dans la même logique de la tripartite, qui faisait, dit-il, des promesses sans lendemains et qui n’avaient jamais été matérialisées sur le terrain. «Nous allons présenter la nouvelle vision de l’économie qui est en droite ligne avec la rationalité et conforme aux normes internationales, en définissant, d’un côté, les prérogatives du gouvernement à cet égard, et de l’autre côté, tout ce qu’attendent les opérateurs économiques qui sont au service de l’Algérie et de l’économie nationale, en apportant une plus-value », a déclaré Ferhat Aït Ali sur les ondes de la chaîne 1 de la radio nationale. Le ministre de l’Industrie a indiqué, à cet égard, que la logique de l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt national et qui avait prévalu au sein des opérateurs économiques est révolue. « La nouvelle logique du gouvernement concernant l’avenir de l’économie algérienne reposera désormais sur la transparence, la planification et l’objectivité », a déclaré M. Aït Ali, en soulignant que ce qui est attendu des opérateurs économiques, c’est une gestion objective et rationnelle des projets créateurs de valeur ajoutée et non des projets fictifs qui saignent les caisses de l’Etat. Evoquant la nouvelle loi sur l’investissement, Aït Ali a déclaré que des textes ont été publiés et que d’autres le seront bientôt pour réformer vingt ans d’égarements et d’un système économique mis en place pour servir certaines parties, soulignant que le but de la loi est de créer un système économique transparent où l’opérateur n’a pas besoin de médiation d’aucune administration pour concrétiser son projet. En ce sens, le ministre de l’Industrie a également affirmé que la nouvelle loi sur l’investissement clarifiera les tâches et les limites des pouvoirs des parties habilitées à encourager l’investissement, en précisant pour ce qui est des incitations fiscales et parafiscales qu’elles dépendront de la capacité du projet à créer des emplois et de la valeur ajoutée. « La loi comporte des textes qui ne changeront pas à court terme pour apporter stabilité et, du coup, attirer les investisseurs », a ajouté Ferhat Aït Ali. Ce dernier, en évoquant l’industrie automobile dans notre pays, a fait état de l’existence de deux cahiers des charges rappelant, par ailleurs, que la politique d’intégration prônée par le passé était une grande supercherie. Le ministre dira que le nouveau cahier des charges élaboré par ses services répond à un vrai projet d’industrie mécanique pour tous ceux qui veulent lancer une véritable industrie automobile et non une industrie de montage. Il révélera à ce sujet que deux constructeurs automobiles, l’un en Europe et l’autre en Asie, ont exprimé leur volonté de lancer une industrie de construction de véhicules en Algérie et ont montré un intérêt certain pour le marché algérien. Mais en attendant la concrétisation de ces deux projets, Ferhat Aït Ali dira que le gouvernement permettra aux concessionnaires automobiles d’importer des véhicules avec de nouvelles conditions.