Le procès de Tliba et Ould Abbès reporté au 2 septembre prochain

Business des candidatures FLN aux législatives de 2017

S. T., El Watan, 13 août 2020

Ayant fondu de plusieurs kilos, l’ex-député FLN et ancien vice-président de l’Assemblée nationale est apparu hier au tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, où il devait comparaître avec cinq autres prévenus, dont un en fuite à l’étranger, pour, entre autres, «blanchiment d’argent», «octroi et acceptation d’indus avantages», «violation de la réglementation des changes», «abus de fonction».

Il s’agit de Djamel Ould Abbès, ex-secrétaire général du FLN, ses deux enfants Skander et El Wafi (en fuite à l’étranger), de Kheladi Bouchenak, Mohamed Habchi, promoteur immobilier, et Dhaya Eddine, le frère de Bahaeddine Tliba.

En tout, six prévenus, dont un en fuite et un deuxième, le promoteur, en liberté, mais à l’audience, Djamel Ould Abbès était absent. Son extraction de la prison n’a pas été faite. Le juge fait l’appel des prévenus et décide de renvoyer l’affaire au 2 septembre prochain.

Mais un des avocats de Tliba plaide sa mise en liberté provisoire. Il argumente sa demande par le droit des justiciables à la présomption d’innocence, mais aussi par les dispositions du code de procédure pénale, notamment l’article 125, qui présente la détention comme une mesure exceptionnelle et non la règle.

L’avocat tente de convaincre le juge des garanties que son mandant présente. «Baha Eddine Tliba est un homme politique et un homme d’affaires connu. Tous ses biens sont en Algérie, et il a une adresse fixe.

Légalement, il offre toutes les garanties pour bénéficier de la mise en liberté. Son état de santé s’est dégradé durant sa détention. Il souffre de 13 maladies lourdes sans compter celles qu’il a eues en prison», déclare l’avocat avant que le juge ne rejette sur place et rapidement la demande.

A signaler que cette affaire avait éclaté en février 2017, avec l’interpellation, par les services de la sécurité intérieure, des deux enfants, Skender et El Wafi, de Djamel Ould Abbès, alors secrétaire général du FLN, et la saisie dans la villa 58 à la résidence d’Etat de Club des pins, à l’ouest d’Alger, où ils résident, d’importantes sommes d’argent en dinar et en devise.

Après leur audition et celle du chargé de l’organisation des listes électorales, Kheladi Bouchenak, ainsi que Tliba, l’affaire a été étouffée et a refait surface en automne 2019, après la levée de l’immunité de Bahaeddine Tliba et sa tentative de fuite à l’étranger par la frontière algéro-tunisienne.

Quelque temps après, Tliba a été arrêté, puis remis aux services de sécurité et placé en détention, avec l’ensemble des personnes impliquées dans ce dossier.