Le Liban veut se libérer de sa dépendance à Sonatrach

Sonia Lyes, TSA, 04 Août 2020

Le Liban cherche à diversifier son approvisionnement en carburant et réduire sa dépendance au groupe algérien Sonatrach, après le scandale du fuel frelaté, rapporte ce lundi le média américain Bloomberg.

Le gouvernement libanais prépare dans ce cadre une série d’appels d’offres pour l’acquisition de carburants à partir de 2021, avec des contrats d’une durée d’environ trois ans, a fait savoir le ministre de l’Énergie libanais Raymond Ghajar. Contrairement à l’arrangement actuel, les fournisseurs potentiels pourront s’approvisionner en carburant dans n’importe quel pays.

« Nous ne voulons pas qu’un seul fournisseur approvisionne tout le carburant », a déclaré le ministre Ghajar. « Nous préférerions en avoir plusieurs. Si nous rencontrons un problème, nous pouvons en utiliser un autre », a-t-il précisé.

Sonatrach et des intermédiaires locaux libanais sont accusés d’avoir expédié une cargaison de carburant de mauvaise qualité au Liban. Si le groupe pétrolier algérien nie tout acte répréhensible, le différend a provoqué l’interruption de plusieurs livraisons et conduit à des coupures d’électricité au Liban.

Le Liban importe à peine la moitié du pétrole habituellement acheté durant cette période de l’année, a indiqué M. Ghajar, ajoutant que le pays continuera à acquérir du carburant auprès de Sonatrach, le plus grand fournisseur de la compagnie d’électricité étatique du Liban, ce jusqu’à l’expiration du contrat liant les deux parties à la fin de 2020.