Tribunal de Bouira : Un an de prison ferme requis contre 13 activistes

Amar Fedjkhi, El Watan, 30 juin 2020

Le procureur de la République près le tribunal de Bouira a requis, hier en fin d’après-midi, une peine d’une année de prison ferme, assortie d’une amende de 100 000 DA à l’encontre de 13 activistes du hirak, a-t-on appris sur place.

Le réquisitoire prononcé par le représentant du ministère public contre les mis en cause, poursuivis pour les deux chefs d’inculpation d’«attroupement non armé» et «exposition de la vie d’autrui au danger» a été des plus sévère.

Le procès des manifestants, qui s’est déroulé en visionconférence, arrêtés séparément la semaine passée par les services de sécurité, s’est ouvert en début d’après-midi d’hier.

Le juge d’instruction avait, pour rappel, placé sept manifestants sous mandat de dépôt et relâché neuf autres. Un collectif d’avocats s’est constitué pour la défense des prévenus.

Le vendredi 14 juin, une marche pacifique organisée depuis le quartier Ras Bouira, au centre-ville de Bouira, a été empêchée par un dispositif impressionnant des forces de l’ordre. Les places publiques ont été occupées par les fourgons cellulaires de la police. Hier, l’accès au tribunal de première instance a été interdit aux citoyens.

Les journalistes présents sur place ont été aussi empêchés d’accéder à la salle d’audience. A l’heure où nous mettons en ligne, une trentaine d’avocats s’est mobilisée dans les plaidoiries en faveur des activistes, a précisé maître Benzidae Nadhifa. Dans la wilaya de Bouira, les actions de solidarité, de soutien et de dénonciation se poursuivent.

Un rassemblement devant le siège de l’annexe du tribunal de Bouira à M’chedallah a été observé par une dizaine de manifestants dénonçant les poursuites judiciaires engagées à l’encontre d’activistes du mouvement du 22 février.