L’aide financière va toucher 2 millions de familles

le chef de l’état l’a annoncé hier en conseil des ministres

Liberté, 20 avril 2020

Dans une réunion du Conseil des ministres par visioconférence, le chef de l’Etat a rappelé l’une de ses promesses de campagne : “Construire un Etat réellement démocratique” et “débarrassé des pratiques qui ont terni” l’image de ses institutions.

Dans une allocution qui a suivi un exposé du ministre de la Justice portant sur un amendement du Code pénal, Abdelmadjid Tebboune a rappelé son “engagement” à “assainir” l’Etat de ceux qui “donnent une mauvaise image” de ses institutions. Sans aller dans le détail de ce que sera le nouveau Code pénal, le président de la République a évoqué ceux qui “ont bâti des fortunes douteuses” et “bénéficié d’indus avantages”. L’Etat démocratique que le chef de l’Etat ambitionne de bâtir “donnera à chacun son droit quelle que soit sa position sociale”. Ce projet est justifié, selon le président de la République, parce que “nous vivons, malheureusement, dans l’anarchie”, dans une “fausse démocratie où les portes sont ouvertes à l’anarchie” à travers notamment “la violation des lois” et “l’atteinte à l’unité nationale à travers des complicités avec des réseaux étrangers hostiles à notre pays”, a-t-il dit.

Dans le résumé présenté en Conseil des ministres, le garde des Sceaux a donné les grands axes de ce que sera le nouveau Code pénal. Il s’agit, entre autres, de criminaliser des actes comme “la promotion de fausses informations pour nuire à l’ordre et à la sécurité publics, les atteintes à la sécurité de l’État et à l’unité nationale et la contrefaçon pour obtenir une aide et une assistance financières et matérielles”, indique le communiqué du Conseil de ministres. Il s’agit également de ceux qui font usurpation de fonctions, qui portent atteinte aux imams et qui profanent les lieux de culte. À quelques jours du mois de Ramadhan, le ministère de l’Intérieur a recensé le nombre de familles qui vont devoir percevoir les aides de l’Etat.

Ainsi, le communiqué du Conseil des ministres indique que le ministère de l’Intérieur a arrêté une liste de 2 millions de familles qui vont percevoir une prime de 10 000 DA. Il s’agit, en plus des familles démunies ou issues des “zones d’ombre”, de celles qui sont affectées par les répercussions de la crise sanitaire. Pour les aider, le gouvernement a prévu un budget de 22 milliards de dinars. Cela s’ajoute aux aides en denrées alimentaires fournies ces dernières semaines à plus de 388 000 familles, dont 47% sont établies dans la wilaya de Blida.

Plus globalement, le chef de l’Etat s’est félicité de “la solidarité” des Algériens et a demandé à ériger les associations de bienfaisance au rang “d’institutions d’utilité publique” quelle que soit “leur appartenance politique ou idéologique”. Cette réunion a également été l’occasion pour le ministre de la Santé pour rappeler les moyens mis à la disposition des structures hospitalières. Il en ressort que l’Algérie dispose d’un stock de 25 millions de masques chirurgicaux, 900 masques FFP, 255 000 boîtes de chloroquine, 215 000 tests PCR et 36 000 tests rapides. Fait inédit, Abdelmadjid Tebboune a demandé aux autorités de s’assurer de la fiabilité du matériel acquis de l’étranger.

 

 

Ali Boukhlef

Dans une réunion du Conseil des ministres par visioconférence, le chef de l’Etat a rappelé l’une de ses promesses de campagne : “Construire un Etat réellement démocratique” et “débarrassé des pratiques qui ont terni” l’image de ses institutions.

Dans une allocution qui a suivi un exposé du ministre de la Justice portant sur un amendement du Code pénal, Abdelmadjid Tebboune a rappelé son “engagement” à “assainir” l’Etat de ceux qui “donnent une mauvaise image” de ses institutions. Sans aller dans le détail de ce que sera le nouveau Code pénal, le président de la République a évoqué ceux qui “ont bâti des fortunes douteuses” et “bénéficié d’indus avantages”. L’Etat démocratique que le chef de l’Etat ambitionne de bâtir “donnera à chacun son droit quelle que soit sa position sociale”. Ce projet est justifié, selon le président de la République, parce que “nous vivons, malheureusement, dans l’anarchie”, dans une “fausse démocratie où les portes sont ouvertes à l’anarchie” à travers notamment “la violation des lois” et “l’atteinte à l’unité nationale à travers des complicités avec des réseaux étrangers hostiles à notre pays”, a-t-il dit.

Dans le résumé présenté en Conseil des ministres, le garde des Sceaux a donné les grands axes de ce que sera le nouveau Code pénal. Il s’agit, entre autres, de criminaliser des actes comme “la promotion de fausses informations pour nuire à l’ordre et à la sécurité publics, les atteintes à la sécurité de l’État et à l’unité nationale et la contrefaçon pour obtenir une aide et une assistance financières et matérielles”, indique le communiqué du Conseil de ministres. Il s’agit également de ceux qui font usurpation de fonctions, qui portent atteinte aux imams et qui profanent les lieux de culte. À quelques jours du mois de Ramadhan, le ministère de l’Intérieur a recensé le nombre de familles qui vont devoir percevoir les aides de l’Etat.

Ainsi, le communiqué du Conseil des ministres indique que le ministère de l’Intérieur a arrêté une liste de 2 millions de familles qui vont percevoir une prime de 10 000 DA. Il s’agit, en plus des familles démunies ou issues des “zones d’ombre”, de celles qui sont affectées par les répercussions de la crise sanitaire. Pour les aider, le gouvernement a prévu un budget de 22 milliards de dinars. Cela s’ajoute aux aides en denrées alimentaires fournies ces dernières semaines à plus de 388 000 familles, dont 47% sont établies dans la wilaya de Blida.

Plus globalement, le chef de l’Etat s’est félicité de “la solidarité” des Algériens et a demandé à ériger les associations de bienfaisance au rang “d’institutions d’utilité publique” quelle que soit “leur appartenance politique ou idéologique”. Cette réunion a également été l’occasion pour le ministre de la Santé pour rappeler les moyens mis à la disposition des structures hospitalières. Il en ressort que l’Algérie dispose d’un stock de 25 millions de masques chirurgicaux, 900 masques FFP, 255 000 boîtes de chloroquine, 215 000 tests PCR et 36 000 tests rapides. Fait inédit, Abdelmadjid Tebboune a demandé aux autorités de s’assurer de la fiabilité du matériel acquis de l’étranger.

 

 

Ali Boukhlef