Ali Haddad se défend et accuse des réseaux intéressés

AU CŒUR D’UNE TEMPÊTE MÉDIATIQUE DEPUIS L’INSTALLATION DU GOUVERNEMENT TEBBOUNE

Ali Haddad se défend et accuse des réseaux intéressés

Le Soir d’Algérie, 6 août 2017

Dans une «mise au point» insérée comme un encart publicitaire dans des quotidiens, le patron du groupe ETRHB Haddad a dénoncé «une campagne hostile et préméditée» contre son entreprise ainsi que sa personne.
Lyas Hallas – Alger (Le Soir) – Le patron du groupe ETRHB Haddad et président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad, a opté pour l’achat d’espaces publicitaires afin de répondre à ses détracteurs qui, à ses yeux, orchestrent une campagne médiatique malintentionnée à son égard. La mise au point insérée ainsi comme un encart publicitaire a aussi été l’occasion pour Ali Haddad de revenir sur les investissements de son groupe et de communiquer sur sa relation de confiance avec les institutions de l’Etat, principal client de son entreprise qui détient d’importantes créances auprès de différents maîtres d’ouvrage.
«La campagne hostile, dont j’ai fait l’objet récemment, et le groupe que je dirige, était d’une violence et d’une férocité inouïes qui, légitimement, appelle à des questionnements sur ses objectifs réels et que cette soudaine coordination des agressions suggère une préméditation de l’acte», a, d’emblée, dénoncé Ali Haddad. Le patron d’ETRHB Haddad et non moins président de la plus importante organisation patronale du pays, qui a expliqué que cet acharnement serait lié à son soutien au président Bouteflika, n’a pas manqué de rappeler qu’il a déjà fait l’objet de tirs croisés dès son élection à la tête du FCE en 2014.
«Il est dans toutes les mémoires que les premières attaques sont intervenues suite à mes prises de position, à l’occasion de rendez-vous importants dans la vie de notre pays, que, du reste, j’assume avec conviction. Ces attaques sont devenues plus régulières et non moins virulentes depuis mon élection à la tête du FCE qui, pourtant, a eu lieu dans une totale transparence et à l’unanimité des voix», a-t-il souligné. Et de qualifier de «fallacieux» le prétexte pris cette fois-ci pour le dénigrer : «La dernière forme d’expression de la campagne de dénigrement à mon endroit s’est basée sur des arguments fallacieux autour des mises en demeure adressées au Groupe ETRHB.»
Dans ce contexte, il convient de rappeler que c’est le Premier ministre lui-même, Abdelmadjid Tebboune, qui a donné le la à cette campagne en chassant Ali Haddad d’une cérémonie à laquelle il était officiellement invité en tant que président du FCE. Et de justifier son geste par la volonté de son gouvernement de séparer le pouvoir politique de celui de l’argent.
Or, cette maladresse a été interprétée comme un lâchage de l’enfant gâté de l’équipe au pouvoir et a encouragé certains à dire le mal qu’ils pensent du président du FCE. «En dépit du caractère ordinaire et usuel de cette procédure entre un maître d’ouvrage et une entreprise de réalisation, des milieux malveillants s’en sont saisis pour construire des scénarios invraisemblables tendant à une désinformation délibérée de l’opinion», a estimé Ali Haddad au sujet des mises en demeure.
Et de préciser : «Le groupe ETRHB Haddad n’a réellement perçu, durant la période de 2010 à 2017, qu’un montant de 57 milliards DZD, comme avances forfaitaires sur des projets effectivement engagés, contre un dépôt de cautions de garantie de l’ordre de 11 milliards DZD. Aussi, sur les 57 milliards DZD perçus, le groupe ETRHB Haddad a déjà remboursé 32 milliards DA et a payé 14 Milliards DZD en frais financiers sur la même période. Par ailleurs, le groupe détient près de 62 milliards DZD de créances sur les maîtres d’ouvrage pour retards de paiement de travaux (…) En déduisant le reste à rembourser des créances en souffrance, le groupe ETRHB Haddad détient une créance nette de 52 milliards DZD.»
L. H.