Détenus du hirak: Nouvelles libérations et des réductions de peine

R. N., Le Quotidien d’Oran, 11 janver 2020

Le Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD) a annoncé, jeudi sur sa page Facebook, que le jeune «Hichem Aissaoui, âgé de 29 ans, de la Casbah » qui «avait été entendu par le procureur du tribunal de Bab El Oued, mardi 24 décembre, puis présenté devant le juge en comparution directe sans la présence d’un avocat et condamné à 1 an de prison ferme pour ses publications Facebook », a «quitté la prison d’El Harrach après son procès en appel ». «Sa peine a été réduite à 2 mois de sursis et à une amende ».

Le CNLD a annoncé également que le tribunal d’Oran a condamné le bédéiste Nime «à 1 an avec sursis, avec restitution de son matériel confisqué ». La même source indique que «le procureur du tribunal de Mascara a clôturé définitivement le dossier de l’activiste Nasreddine Chergui ». Ce dernier «n’est plus poursuivi pour les accusations d’ ‘’attroupement non armé » et ‘‘d’entrave au bon déroulement de l’élection présidentielle » ».

A Biskra, «l’activiste Yaiche Tammam Lazehar a été placé en détention provisoire », lit-on sur la page facebook du CNLD. «Après une nuit passée en garde à vue, il a été présenté ce jeudi devant le procureur du tribunal de Biskra puis devant le juge d’instruction qui l’a placé sous mandat de dépôt». «Au même moment, 11 autres activistes ont été relâchés sur place», ajoute le CNLD. Quant au «procès de 20 personnes accusées «d’attroupement non armé» et «d’entrave au déroulement des élections présidentielles», prévu jeudi au tribunal de Tlemcen , il a été «reporté au 30 janvier prochain», indique la même source.

Par ailleurs, le CNLD a annoncé jeudi en fin de journée que le journaliste Khaled Drareni, directeur du site d’information Casbah Tribune, a été arrêté «chez lui par des agents en civil vers 15h30». Relâché «à 23h00», le journaliste a écrit jeudi, peu avant minuit, sur sa page Facebook : «Tout ce que je peux dire c’est qu’on m’a dit que c’était le «dernier avertissement» et on m’a demandé de ne plus faire de «tweets subversifs » et de ne plus «induire en erreur l’opinion publique» sous peine de poursuites judiciaires », indique-t-il, précisant avoir signé «un procès verbal».