Après sa libération, Bouregâa envoie un message au Hirak et s’exprime sur la Libye

Sonia Lyes, TSA, 02 Janvier 2020

À son arrivée chez lui après sa sortie de la prison d’El Harrach ce jeudi 2 janvier, Lakhdar Bouregâa a fait ses premières déclarations à la presse. Il a affirmé qu’il avait de grands espoirs en la jeunesse algérienne et assuré qu’il se rendra à la grande poste d’Alger, haut lieu du hirak populaire.

« Je vais faire une « petite Omra » à la grande Poste, symbole de la liberté. Je dois dire que chaque génération a le devoir de choisir sa propre mission. Nous plaçons de grandes espérances dans la jeunesse algérienne et sa révolution qui a émerveillé le monde, c’est l’unique exemplaire d’une révolution populaire, c’est une révolution de la jeunesse », a-t-il dit dans un entretien avec le journaliste Mahrez Rabia.

M. Bouregâa a aussi estimé que la situation en Libye constitue une menace pour la sécurité nationale de l’Algérie.

« Ma famille c’est de Maghnia à Tébessa, de Tamanrasset à la Méditerranée, c’est la grande famille qui nous réunit tous. On nous envie cette carte géographique, œuvre des chouhada. Nous avons un grand peuple. Cette révolution de la jeunesse, il faut bien la retenir, elle ne s’est passée nulle part au monde. Les jeunes m’ont donné un nouveau souffle. Le peuple est conscient, la jeunesse est consciente. Sans citer de noms, on voit le comportement de certains qui ont fait les grandes écoles et en lesquels le pays plaçait tous ses espoirs. Les jeunes sont conscients et cultivés et ce sont eux qui construiront l’Algérie de demain », a-t-il ajouté.

À propos du hirak, Bouregâa a insisté pour qu’il se poursuive avec le même pacifisme : « En prison, à la veille de chaque hirak, je ne dormais pas, j’attendais les nouveaux slogans. Dieu merci, les jeunes ont été constants dans leurs mots d’ordre. Nous souhaitons que le hirak se poursuive avec le même pacifisme, dans le calme et la solidarité ».

Enfin, l’ancien moudjahid a estimé que la situation en Libye constitue une menace pour l’Algérie. « L’Algérie est ciblée. Ça me fait de la peine de voir Erdogan, membre de l’OTAN et allié d’Israël dans les industries militaires, arriver jusqu’à nos frontières », a-t-il déclaré.