Détenus d’opinion : la justice accélère la programmation des auditions

Yacine Babouche, TSA, 01 Octobre 2019

Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a fait état, ce mardi 1er octobre, d’une accélération de la programmation des auditions et études de dossiers des détenus d’opinion et politiques.

« La justice est en train d’accélérer la programmation des auditions et études de dossiers des détenus d’opinion et politiques. La journée du mercredi 2 octobre est un exemple et échantillon des prochains jours : la cour d’Alger, le tribunal de Sidi M’hamed et le tribunal de Bainem (Bab El Oued) connaîtront des auditions dans le fond et études de dossiers et comparutions, dans la même journée », annonce le CNLD dans une publication diffusée ce mardi sur sa page Facebook.

« Les avocats de la défense des détenus, qui ont écrit leurs noms en lettres d’or et qui continuent à honorer leur profession et engagement dans la révolution aux côtés de ces otages et leurs familles, seront aussi présents à nouveau et en force comme d’habitude dans ces tribunaux », indique le Comité qui estime qu’une « meilleure coordination et répartition des tâches et dossiers pour une présence importante du collectif d’avocats est plus que jamais souhaitée ».

« Les deux frères Yacine Beraza et Hamza Beraza seront auditionné demain mercredi le 2 octobre par le juge d’instruction du tribunal de Bordj Bou Arreridj », annonce par ailleurs le CNLD, rappelant qu’ils avaient « été arrêtés lors d’une marche du vendredi puis relâchés la nuit grâce à la mobilisation citoyenne qui ont fait une pression ».

« Ils ont été entendus par la gendarmerie nationale récemment et seront devant le juge d’instruction demain », indique le Comité qui appelle à un sit-in de soutien devant le tribunal mercredi matin.

« Guerroudj Samir Idir et Timsi Nacer seront présentés demain, mercredi 2 octobre, devant le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed pour audition dans le fond », indique également le Comité, appelant là-aussi à un sit-in demain à partir de 10 h pour « soutenir les détenus et exiger leur libération ».