Affaire de la résidence d’Etat du Sahel: Melzi en détention préventive, le dossier d’Ouyahia devant le Procureur général

R. N., Le Quotidien d’Oran, 29 juin 2019

Le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed a ordonné le placement de l’ex-directeur général de l’Etablissement public «SAHEL» et ex-président-directeur général de la Société d’investissements hôteliers (SIH/Spa), Hamid Melzi, en détention préventive.

Il a également transmis le dossier de l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia au procureur général près la Cour d’Alger.

«Suite à l’enquête préliminaire diligentée par la section de recherches de la Gendarmerie nationale (GN) d’Alger, et sur instructions du procureur de la République près le tribunal de Sidi M’Hamed, 25 individus ont comparu, le 26 juin 2019, devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed pour des faits à caractère pénal», indique un communiqué du procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed. Il s’agit, selon la même source, de crimes liés au «blanchiment d’argent et transfert de biens obtenus par des faits de corruption à l’effet d’en dissimuler la source illicite dans le cadre d’une bande criminelle, dilapidation de deniers publics, incitation d’agents publics à exploiter leur influence réelle et supposée dans le but de bénéficier d’indus privilèges, bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises et institutions publiques de droit public et des entreprises économiques publiques ou des établissements à caractère industriel et commercial (EPIC) durant l’établissement de contrats et marchés à l’effet d’augmenter les prix et de modifier, en leur faveur, la qualité des matières, services et approvisionnement». Il est également noté que ces crimes portent aussi sur «l’abus de fonction volontaire à l’effet d’accorder d’indus privilèges en violation des lois et réglementations », ainsi que « la conclusion de contrats en violation des dispositions législatives et réglementaires en vigueur pour attribution d’avantages injustifiés à autrui ». Selon la même source, les poursuites pour des faits à caractère pénal concernent Melzi Hamid « ainsi que 5 membres de sa famille, 9 cadres, 5 employés relevant des deux entreprises suscitées et la directrice d’une agence bancaire (Trust Bank), deux entrepreneurs et un commerçant». Dans ce cadre, «huit personnes morales dont 4 sociétés commerciales, propriétés des fils du principal accusé et 4 complexes étrangers, doivent répondre de nombreux chefs d’accusation».

Après avoir auditionné les deux accusés lors de la première comparution, «le juge d’instruction qui a été saisi du dossier, a ordonné le placement en détention provisoire de Melzi Hamid (DG), de ses deux fils et d’un parent». La même mesure a été prise à l’encontre de huit (08) cadres des deux entreprises publiques et d’un entrepreneur. Aussi, le juge d’instruction a placé dix autres mis en cause sous contrôle judiciaire. Concernant le cas de l’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et compte tenu de ses fonctions au moment des faits, «le volet le concernant dans le dossier en question a été soumis au procureur général près la cour d’Alger, lequel prendra les mesures nécessaires à son encontre», précise le communiqué.