Elle accuse des «parties» de tenter de «mettre la main sur le Hirak» : La revue El Djeich dénonce «une poignée de comploteurs»

Mokrane Ait Ouarabi, El Watan, 09 mai 2019

Dans son dernier numéro du mois de mai, la revue El Djeich est revenue sur la situation politique du pays. L’éditorialiste a dénoncé des «comploteurs» qui cherchent à faire perdurer la crise.

«Notre pays travers une crise que certains parmi ceux qui ont vendu leur conscience, qui n’ont cure de l’intérêt supérieur du pays et qui vont même jusqu’à tramer des complots contre la patrie, voudraient voir perdurer en rejetant toutes les solutions disponibles et possibles à même de permettre à notre pays de surmonter cette épreuve, et donc, de couper la route aux aventuristes qui concoctent des plans et projettent de les exécuter à tous les échelons, dans le but d’entraîner le pays vers l’anarchie et le chaos», est-il écrit d’emblée.

L’éditorialiste a enchaîné en relevant «la grande conscience» du peuple algérien quant au «caractère sensible de la conjoncture que traverse notre pays». Le peuple est aussi, selon le même édito, «au fait de la nature abjecte du plan que certaines parties voudraient mettre à exécution par procuration pour certains parrains désormais connus de tous».

L’éditorialiste d’El Djeich a poursuivi en affirmant que «nul n’ignore que les exécutants de ce plan machiavélique, ceux qui leur ont confié cette tâche et ceux qui gravitent dans leur giron, ont attendu, durant toutes les années passées, la moindre occasion pour le mettre à exécution en ayant recours à diverses voies et moyens».

Ces «parties», a-t-il souligné, ont fait «de certains canaux d’information connus et des réseaux sociaux un moyen pour tenter de réaliser des agendas douteux, en menant des campagnes méthodiques autant que tendancieuses dans le but d’abuser l’opinion publique pour distiller leurs mensonges et leurs élucubrations dans une vaine tentative de porter atteinte au lien existentiel et étroit qui unit le peuple à son armée, d’ébranler sa cohésion et la confiance mutuelle qui les anime». L’éditorialiste estime ainsi qu’«il n’est pas surprenant de voir que ce sont les mêmes voix, qui avaient sollicité l’intervention de l’armée dans le champ politique durant les précédentes décennies, qui tentent aujourd’hui, sournoisement, de l’entraîner sur cette voie en cette étape cruciale».

Ces tentatives prennent différentes formes, a-t-il expliqué, dont la plus courante est de faire pression, à travers des «messages ouverts», «débats», «avis» et «points de vue» publiés dans les colonnes de certains médias, appelant à une «période de transition calquée à leur mesure». Le but recherché, est-il écrit dans le même édito, est qu’ils puissent se conduire «comme il leur plaira et feront passer leurs projets et les agendas de leurs parrains qui vouent à l’Algérie et à son peuple une haine et une rancœur infinies».

L’éditorialiste accuse ainsi «ces revanchards» de tenter «de mettre la main sur ce ‘‘hirak’’ pacifique et de prendre le train en marche pour servir leurs intérêts étroits en s’autoproclamant porte-parole du peuple, dans l’espoir de brouiller les cartes et de semer la confusion».

«Dans leurs manœuvres criminelles, ces mêmes parties n’oublient pas de lancer des campagnes féroces à travers certains porte-voix qui véhiculent toute leur rancœur à l’encontre de l’ANP en lui reprochant son attitude patriotique et novembriste dont elle ne s’écartera jamais», a-t-il encore dénoncé, affirmant que tous «les projets et plans concoctés par cette poignée de comploteurs sont inéluctablement voués à l’échec, y compris celui visant à briser la cohésion entre le peuple et son armée».

L’éditorialiste rappelle l’engagement de l’armée «aux côtés du peuple». «Pour sa part, l’ANP demeurera aux côtés du peuple jusqu’à ce qu’il atteigne ses objectifs de concrétiser le changement attendu, comme elle deameurera mobilisée en permanence pour accompagner le peuple et le protéger des agissements d’individus que le temps a fini par dévoiler les contours du vil complot qu’ils ont mis en œuvre contre la patrie des chouhada», conclut l’éditorialiste.