La planche à billets au secours de Sonatrach et de Sonelgaz

Le ministre des Finances l’a indiqué hier à Bouira

Liberté, 19 février 2019

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouiya, a indiqué, hier, lors de sa visite éclair dans la wilaya de Bouira, que le financement non conventionnel, c’est-à-dire le recours à la planche à billets “est destiné à couvrir le déficit budgétaire de l’État et à combler les dettes des deux plus grandes entreprises nationales que sont Sonatrach et Sonelgaz”. Le ministre a souligné que le montant dudit déficit est évalué à plus de 2 000 milliards de dinars. En effet et selon M. Raouiya, le déficit budgétaire reste “stable” par rapport à l’exercice 2018, puisque d’après les estimations du ministre des Finances, il avoisine les 9,2% du PIB (produit intérieur brut), alors qu’il était de 9% du PIB en 2018. Concernant les indicateurs économiques, le ministre a affirmé qu’il existe une certaine “résilience” de notre économie, et ce, grâce, selon lui, aux différentes mesures entreprises par l’État. “Nous avons un taux d’inflation maîtrisé et un taux de croissance appréciable, comparativement aux autres pays de la région”, s’est-il félicité. Interrogé à propos de la levée du gel des projets publics, l’hôte de Bouira a révélé la levée du gel au profit des secteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de l’éducation nationale, ainsi que celui de la santé. “La situation financière du pays nous permet de lever les restrictions budgétaires concernant les secteurs de la santé, de l’éducation et l’enseignement supérieur”, a-t-il souligné. Quant à une éventuelle augmentation des prix du gaz, de l’électricité et de l’eau, Abderrahmane Raouiya s’est montré prudent sur la question. “Jusqu’à présent, rien n’est décidé (…) c’est un dossier important qui est au niveau du gouvernement et on le mettra en place une fois l’ensemble des éléments  connus, notamment l’identification des ménages”, s’est-il contenté d’avancer. En revanche, là où le ministre des Finances a préféré botter en touche, c’est sur la question des dettes contractées par les promoteurs Ansej, Angem et Cnac.

RAMDANE BOURAHLA