L’Algérie aura besoin de 12,9 milliards de mètres cubes en 2030

Hocine Necib le soutient

Mohamed Kebci, Le Soir d’Algérie, 16 janvier 2019

L’eau est une «ressource rare» en Algérie, affirme le premier responsable du secteur des ressources hydriques qui rappelle que son importation au bénéfice des grandes villes du pays était même projetée, il y a vingt ans.
Mohamed Kebci – Alger (Le Soir) – Hocine Necib, qui intervenait hier à l’occasion d’une journée parlementaire consacrée à l’avenir des ressources hydriques en Algérie, a expliqué son constat par le fait que notre pays se situe dans une région réputée pour la récurrence des «perturbations climatiques», d’où sa «disponibilité disparate».
Ce constat a poussé le gouvernement à adopter une «politique nationale des ressources en eau» en vue d’une «exploitation rationnelle avec la garantie d’un développement économique et social qui accompagne les aspirations des citoyens», soutient-il. Il s’agit, également, ajoute le ministre, d’assurer la pérennité de ces ressources hydriques pour les futures générations.
Le ministre des Ressources en eau affirme que cette stratégie qui s’étale à l’horizon 2030, objecte de fournir l’eau potable à la consommation ménagère ou celle destinée à l’irrigation agricole, «selon les caractéristiques de chaque région».
Et à Necib d’énumérer les fruits de cette stratégie, entre autres 80 barrages d’une capacité de 8 milliards de mètres cubes, auxquels s’ajouteront en 2020 cinq autres barrages, qui feront passer la capacité de mobilisation de l’eau à 9 milliards de mètres cubes.
Hocine Necib citera également les grands transferts d’eau que le gouvernement poursuivra dans le but, expliquera-t-il, de permettre à l’Algérie, en 2030, de se mettre à «l’abri» du besoin en eau dans tous les secteurs de l’activité nationale, notamment celui de l’alimentation puisque le pays comptera à cet horizon 50 millions d’habitants. Des populations dont les besoins en eau s’élèveront à 12,9 milliards de mètres cubes, avec l’appui sur les barrages à hauteur de 45% au moment où il fera appel aux eaux souterraines à hauteur de 20% au nord du pays et au niveau des Hauts-Plateaux.
M. K.