Destinés aux investissements de Sonatrach: 1 187,2 milliards de dinars

Mohamed Kebci, Le Soir d’Algérie, 24 décembre 2018

La Banque d’Algérie continue à décaisser des prêts accordés au Trésor public, et ce, dans le cadre de ce qui est appelé le financement conventionnel à la faveur de l’amendement, à l’automne 2017, de l’article 45 de la loi sur la monnaie et le crédit synonyme de feu vert pour la Banque d’Algérie pour prêter de l’argent au Trésor public.

M. Kebci – Alger (Le Soir) – Le gouvernement continue à user à outrance de ce qui est communément appelé la planche à billets, et ce, depuis la promulgation de la loi portant monnaie et crédit amendée dans son article 45, à l’automne 2017.
C’est ainsi que 4005 milliards de dinars ont été produits dans le cadre de la planche à billets. C’est le gouverneur de la Banque d’Algérie qui a fait état de ces montants, hier, lors de la présentation du rapport annuel devant les députés. Pour le seul mois de septembre 2018, il a été imprimé 420 milliards de dinars avant que la cadence ne s’accélère en novembre dernier pour atteindre les 1 187,2 milliards de dinars supplémentaires. Un montant, a tenu à préciser Loukal, «non encore exploité et exclusivement destiné au financement de projets d’investissements, plus précisément ceux de l’entreprise pétrolière publique Sonatrach». Pour lui, cela permet à la Banque d’Algérie de jouir d’un «excédent», après avoir longtemps souffert d’un déficit. Et d’ajouter qu’«avant le recours à ce financement non-conventionnel, les réserves de change n’étaient que de 50 milliards de dinars».

Par ailleurs, le gouverneur de la Banque d’Algérie a affirmé que durant les neuf premiers mois de l’année en cours, le prix moyen du pétrole a été de 72,7 dollars. Soit une légère hausse par rapport à l’année précédente puisqu’il était de l’ordre de 54 dollars.
Aussi, les exportations hors hydrocarbures ont atteint, à fin septembre écoulé, 1,58 milliard de dollars dans la catégorie des produits semi-finis, soit une baisse de 2% par rapport à 2017.

Quant aux exportations, elles ont été de l’ordre de 30,3 milliards de dollars alors que les importations des marchandises ont poursuivi leur baisse de 2,9% par rapport à l’année dernière.
M. K.