En raison de l’absence des accusés : Une autre «affaire BCIA» reportée au 22 mai

En raison de l’absence des accusés : Une autre «affaire BCIA» reportée au 22 mai

par Houari Saaïdia, Le Quotidien d’Oran, 18 avril 2013

L’affaire de la BCIA, relative à un blanchiment d’argent et impliquant 62 personnes, a été de nouveau reportée, hier, au 22 mai prochain, par le pôle pénal spécialisé à Oran, et ce, en raison de l’absence d’un nombre d’accusés, parmi eux un des fils du patron de cette banque privée dissoute. Ce dernier, qui purge une peine de 10 ans de réclusion depuis 2003, et qui se trouve actuellement en détention à la prison d’El-Harrach, à Alger, n’aurait pas été transféré pour la circonstance.

Cette affaire, qui continue de faire des vagues depuis 10 ans, ne semble pas avoir dévoilé tous ses secrets. Fait nouveau, des proches parents (au nombre de 9) d’anciens accusés, ayant purgé leur peine, se sont retrouvés, également, mis en cause dans cette affaire : l’accusation les incriminant de complicité de blanchiment de l’argent détourné lors des fameuses transactions, bons de caisse et autres lettres de change, avalisés par la BCIA et escomptés par la BEA.

Les principaux accusés, au nombre de 43, entre ex-responsables de la BCIA, de la BEA, des opérateurs économiques et autres intermédiaires, avaient comparu en février 2007, devant le tribunal criminel près la cour d’Oran pour dilapidation des deniers publics et complicité dans la dilapidation des deniers publics.

Rappelons que l’affaire relative à la dilapidation d’un montant de 1.320 milliards de centimes avait fait l’effet d’une bombe, à Oran. De sommes d’argent faramineuses ayant été retirées à partir de l’agence de la Banque extérieure d’Algérie (BEA) de Mediouni (Oran) et celle de Sig (Mascara).

Dans le sillage de cette affaire, une première note d’information a été diligentée par les services de police dès l’été 2003, avant de procéder à l’arrestation de 43 personnes dont les directeurs des agences de Mediouni (Oran) et de Sig. Ce dernier décédera au début de l’instruction. Le mode opératoire consistait à sortir de grosses sommes d’argent à partir de l’agence de la Banque extérieure d’Algérie de Mediouni (Oran) et celle de Sig, La BCIA a avalisé plusieurs dizaines de traites, sans aucune garantie en contrepartie. À l’origine de l’affaire, une grosse quantité de sucre importée par une société privée. Le financement, qui a été estimé à plus de 4 milliards de dinars, a été assumé par la BEA, tandis que la banque qui s’est portée garante sur la base d’une simple traite vendue dans les kiosques d’Oran, n’était autre que la BCIA.