Béjaïa : Marée humaine contre le blocage des projets de Cevital

Nouredine Douici, El Watan, 11 décembre 2018

Des milliers de personnes ont marché, mardi 11 décembre, à l’appel de la coordination des comités de soutien aux travailleurs de Cevital à Béjaïa pour revendiquer le déblocage des projets de l’homme d’affaire algérien, Issad Rebrab.

Les animateurs et les participants qui ont pris la parole devant le siége de la wilaya ont dénoncé à l’unanimité les autorités centrales qui  entravent les investissements privés et publics dans la wilaya et à travers tous le pays, qualifiant  ce blocage de «crime économique et de sabotage».  Ils ont rappelé au premier ministre Ahmed Ouyahia qu’aujourd’hui, « vous devez répondre à la population quant à leur avenir et leur droit au travail».

Cette marche qui a démarré du port, à l’emplacement du siège du complexe agroalimentaire Cevital a été marquée par la présence des dirigeants des trois clubs phares de la kabylie, à savoir, le chairman kabyle, le président de la JS Kabylie Cherif Mellal accompagné de Mouloud Iboud ainsi que les présidents des clubs du MOB et de la JSMB. Ont également exprimé leur soutien aux travailleurs de Cevital et à son patron, des partis politiques, des parlementaires de la région, de Tizi Ouzou, d’Alger en plus des élus locaux venus essentiellement du centre du centre du pays, la confédération syndicale des forces productives de Mellal Raouf et quelques industrielles de la wilaya.

Organisé en comité de soutien, les étudiants de l’université Abderrahmane Mira sont venus en force pour donner de la voix à la manifestation. La marche, qualifiée « d’historique » a connu la mobilisation des syndicalistes, des défenseurs des droits de l’homme (LADDH) ainsi que le mouvement associatif aux côtés des travailleurs.

Les manifestants qui ont sillonné les rues de la ville ont scandé des slogans hostiles au pouvoir et autres messages à l’endroit de Ali Heddad et de Saïd Bouteflika en entonnant : «Saïd Bouteflika, Ali Heddad, l’Algérie ne vous appartient pas ! ». «Libérez les projets, nous voulons travailler. Ne nous voulons pas partir harraga dans les embarcations de la mort», répétaient en chœur la foule à l’occasion.