Biens alimentaires et médicaments : Une facture de plus de 9 milliards de dollars à l’importation

Akli Rezouali, El Watan, 2 décembre 2018

La facture des importations alimentaires de l’Algérie a atteint 7,25 milliards de dollars durant les dix premiers mois de l’année en cours, tandis que celle des médicaments s’est établie à 1,796 milliard de dollars, indiquent les derniers chiffres du commerce extérieur, diffusés hier par les services des Douanes.

Ainsi, selon les données du Centre national des transmissions et du système d’information des Douanes (CNTSID), cité par l’APS, la facture alimentaire de l’Algérie a grimpé de 130 millions de dollars durant la période allant de janvier à octobre derniers, soit de 1,83%, comparativement aux dix premiers mois de l’année précédente, où elle était évaluée à 7,12 milliards de dollars.

Pesant pour près de 19% de la structure globale des importations, la facture alimentaire de l’Algérie marque ainsi une légère aggravation sur les dix premiers mois de 2018, sous l’effet notamment de la hausse des importations des groupes céréales, semoules et farines, ainsi que des tourteaux et résidus de l’extraction de soja, précisent les services douaniers.

Dans le détail, la même source avance que la facture des importations de céréales, semoules et farines, qui a représenté plus de 36% des importations alimentaires durant les dix premiers mois de 2018, a grimpé à 2,61 milliards de dollars, contre 2,27 milliards à la même période de l’année écoulée, soit un accroissement de 340 millions de dollars (+15%) entre les deux périodes de comparaison.

De même, les importations des tourteaux et résidus de l’extraction de soja ont également évolué en hausse pour s’établir à 583,84 millions de dollars de janvier à octobre écoulés, soit un accroissement de près de 62% par rapport aux dix premiers mois de 2017.

Concernant les huiles destinées à l’industrie alimentaire (classées dans le groupe des biens destinés au fonctionnement de l’outil de production), leur facture à l’importation a en revanche baissé à 698,89 millions de dollars, contre 702,05 millions de dollars une année plus tôt, selon les services des Douanes, qui font par ailleurs état de baisses relatives sur les importations de cinq autres principaux produits alimentaires, à savoir les laits et produits laitiers, le sucre et sucreries, le café et le thé, ainsi que les viandes et les légumes secs.

S’agissant par ailleurs de la facture d’importations des médicaments, le bilan du CNTSID indique qu’elle a atteint 1,796 milliard de dollars durant les dix premiers mois de l’année en cours, contre 1,593 milliard à la même période de 2017, soit une hausse de 203 millions de dollars (+12,76%) entre les deux périodes considérées.

A souligner en définitive que malgré les différents mécanismes de restrictions mis en place par le gouvernement pour encadrer le commerce extérieur, la facture globale du pays à l’importation, dont notamment celle alimentaire, continue toujours à évoluer à des rythmes inquiétants.