Que reste-t-il de la gauche en Algérie ?

Omar Benderra, Assafir al Arabi, 27 novembre 2018

L’effondrement moral et politique du camp « socialiste », en réalité un bloc de régimes sclérosés avec à leur tête l’ex-URSS, explique pour une large part le recul d’un vaste courant idéologique construit sur des idéaux de justice et de revendications égalitaires. En Occident, le mouvement de repli des courants politiques qui rejettent, avec plus ou moins de sincérité, l’omnipotence du marché ne se réduit pas aux seuls anciens partis communistes mais concerne tout autant des partis sociaux-démocrates dont les pratiques de pouvoir finissent toujours par s’aligner sur le marché et l’ordre libéral. Le même constat peut être dressé pour les pays de l’ancien « tiers monde ». Dans tous les cas, il s’agit davantage d’un écroulement interne que d’une victoire idéologique du libéral-conservatisme. C’est bien ce que l’on constate aujourd’hui en Algérie.

Du socialisme « spécifique » au libéralisme bureaucratique

La crise de l’été 1962 au lendemain immédiat de l’indépendance obtenue le 5 juillet, opposant l’armée des frontières dirigée par Boumediene au GPRA1 et aux maquis de l’intérieur a débouché sur l’interdiction durable de politique à une société meurtrie et traumatisée par une atroce nuit coloniale. Les partis politiques ont été interdits, seul le FLN vidé de sa substance et réduit à un pur appareil bureaucratique est chargé de relayer les options du pouvoir. Avec le parti unique, le régime militaro-policier s’arroge le monopole de l’expression politique. Ainsi dès la récupération de la souveraineté, les orientations progressistes et sociales de la guerre de libération2 sont graduellement abandonnées par un régime policier de plus en plus corrompu. Les dimensions sociales de la politique de développement des années 1970 procédaient officiellement d’une version « spécifique » du socialisme qui reprenait une partie des postulats socio-économiques de différents courants du socialisme « scientifique » tout en rejetant l’irréligiosité du matérialisme dialectique. La réorientation de l’économie vers un libéralisme de comptoir de type « infitahiste », impulsée dès la disparition du président Boumediene en 1978 a été accélérée par le coup d’État militaire qui a interrompu dans le sang, le 11 janvier 1992, un processus électoral libre, sans précédent dans l’histoire de l’Algérie indépendante.

Le premier tour de cette élection qui consacrait une réalité politique pluripartisane a sanctionné la prééminence du Front islamique du salut (FIS), un parti protoplasmique autorisé deux ans plus tôt, synthèse fragile de sensibilités diverses et parfois antagoniques, se réclamant de diverses déclinaisons de l’islam politique.

Le FIS était dirigé par un Majliss ech-choura dont les deux figures emblématiques étaient le très populaire prédicateur Ali Benhadj et Abassi Madani, un notable issu du mouvement de libération nationale. Les deux autres partis qui réalisaient des scores significatifs, mais en net retrait par rapport à la vague islamiste, étaient l’historique Front de libération nationale (FLN), ex-parti unique, alors dirigé par le pro-réformateur Abdelhamid Mehri et le Front des forces socialistes (FFS) présidé par Hocine Aït-Ahmed, figure éminente de la Révolution algérienne et opposant irréductible au régime très autoritaire installé par l’armée au lendemain de l’indépendance en juillet 1962. Ces deux formations se réclamant pour le FLN du socialisme « spécifique » historique peu ou prou revisité et, pour le FFS, du socialisme démocratique, « à visage humain » cher à Aït-Ahmed.

1989-1991 : la parenthèse démocratique

Le socialisme algérien s’est largement fondé sur l’étatisation de larges secteurs de l’économie. La bureaucratisation du commerce extérieur et son appropriation de facto par les dirigeants de la police politique et de l’armée avant même la disparition de Houari Boumediene en 1978 se sont révélées comme un obstacle à tout développement en aggravant la dépendance du pays aux exportations d’hydrocarbures et aux importations de biens de consommation finale, notamment de produits alimentaires. Cette organisation bureaucratique est largement responsable de la crise de la dette et de la dégradation des conditions économiques générales du pays. Des cadres à la présidence de la république vont tenter de répondre à cette évolution en développant un programme de réformes fondées sur une double ouverture vers l’économie de marché – en préservant le secteur public développé dans les années 1970 – et vers l’état de droit et les libertés fondamentales. Cette ouverture qui mobilise un grand nombre de professionnels et d’experts de tous les secteurs était avant tout le fait d’un groupe de cadres, qui sera connu sous l’appellation générique de « réformateurs », réunis autour du Premier ministre Mouloud Hamrouche. Sous l’impulsion de Ghazi Hidouci3, ministre de l’Économie, ces cadres, appuyés par quelques dirigeants du FLN avec à leur tête Abdelhamid Mehri, étaient convaincus de la nécessité de sortir du régime autoritaire du parti unique ainsi que d’un mode administratif de gestion d’une économie inefficace structurée autour de la rente pétrolière et gazière. Appelé en septembre 1989 par le président Chadli Bendjedid à diriger l’exécutif, Mouloud Hamrouche et son gouvernement mettront en œuvre pendant une brève période de dix-huit mois (jusqu’à juin 1991), un programme de réformes politiques fondé sur l’instauration de l’État de droit, notamment sous l’angle des libertés publiques et économiques par la démonopolisation et l’institutionnalisation des règles communes de marché.

La contrainte principale de l’époque résidait dans une dette extérieure dont le service aspirait l’essentiel des revenus externes du pays. La priorité stratégique consistait à préserver la souveraineté du pays en évitant de céder aux programmations ultralibérales du FMI et des créanciers détenant le gros d’une dette extérieure qui contractait fortement les marges de manœuvre. La quadrature du cercle réformateur consistait dans la volonté de préserver autant que possible le caractère social (médecine gratuite et enseignement de masse) d’un État issu de la guerre de libération, de défendre le secteur public, tout en accélérant sa mutation démocratique et l’ouverture au secteur privé pour tenter la réhabilitation productive de l’économie.

Hocine Aït-Ahmed a qualifié ce mouvement et cette période d’une « ouverture démocratique par effraction4 ». C’est durant cette période de libertés inédites, d’expression, de réunion et de manifestation notamment, que des journaux « indépendants » voient le jour, que des partis se constituent ou sortent de la clandestinité. En particulier, le plus important d’entre eux le Front islamique de salut (FIS), le Front des forces socialistes (FFS). Mais aussi le nettement moins important Parti de l’avant-garde socialiste (Pags)5, avatar du Parti communiste algérien, prosoviétique, oscillant tout au long de sa longue période clandestinité entre « soutien critique » et alignement pur et simple sur les orientations du régime. Les faits montreront au fil des événements dramatiques des années 1990 que ce parti était largement infiltré par la police politique. Quelques autres formations marxisantes groupusculaires se réclamant de la IVe Internationale ou du trotskysme en général apparaissent également en pleine lumière.

Mais l’action du gouvernement « réformateur » suscite rapidement l’opposition déterminée de ceux à l’intérieur du système dont les positions d’autorité se réduisent et voient leur monopole de gestion de la rente remise en cause. Ces individus à la tête de l’armée et de la police politique étaient les protecteurs et les premiers bénéficiaires d’un système constitué de groupes d’intérêts actifs notamment dans l’importation de produits alimentaire et les marchés avec l’étranger. Le coup d’État de janvier 1992 refermait dans une phase de violence sans précédent une ouverture politique entamée au lendemain des émeutes d’octobre 1988, où la crise interne du régime télescopait un très vif mécontentement populaire.

Modernisme de façade et dictature

Composé de militants issus de la classe moyenne plutôt francophone et urbaine, le « Parti de l’avant-garde socialiste (PAGS) » est au début des années 1990 sorti très affaibli de la clandestinité. Sa position de « soutien critique » au régime l’ayant fortement décrédibilisé aux yeux des cadres et de la population. Cela dans un contexte marqué par une tradition ancrée de méfiance vis-à-vis des communistes. En effet, la rupture dès 1939 avec le Parti communiste français (PCF), considéré comme néocolonial, a largement structuré le discours politique des indépendantistes algériens6.

Au plan externe, l’invasion de l’Afghanistan par l’Armée rouge en 1979 avait suscité l’indignation d’une opinion algérienne qui, cette même année, observait avec un étonnement admiratif l’éviction du chah provoquée par la révolution islamique iranienne. Puis la chute du mur de Berlin en 1989 et la disparition subséquente de l’URSS avaient achevé de faire perdre toute intelligibilité à un discours obsolète ; l’immense majorité des Algériens, ayant subi le « socialisme » policier de Boumediene, n’était pas disposée à cautionner des thèses forcloses. À la fin des années 1980, le contexte international en transformation rapide éclairait d’un jour impitoyable les difficultés d’un quotidien particulièrement ingrat marqué par les pénuries de tous ordres, l’arbitraire permanent et l’exhibition éhontée de richesses mal acquises de la partie la plus corrompue des élites de pouvoir. L’exaspération populaire avait continuellement irrigué le terrain d’un islam politique qui ne cessera de croître et de se renforcer tout au long de la décennie.

Sans prise sur les réalités, miné par des dissensions internes, le PAGS connaîtra en dépit de son ancrage historique le même échec aux élections de décembre 1991 que les partis de « laboratoire » – comme le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), « moderniste laïque » – fabriqués par des officines locales mais relayés par de très actifs appuis externes, notamment de cercles proches du Parti socialiste français. Le constat n’a rien perdu de son actualité : la société algérienne n’est pas prête à adhérer aux modernités d’apparence d’une petite bourgeoisie hors-sol.

Les militaires, les éradicateurs, les oligarques

La fin en 1993 du PAGS, principal parti se réclamant du marxisme7 a coïncidé avec la guerre antisubversive déclenchée par l’armée. Radicalement antireligieuse8, cette tendance « communiste » a rapidement rejoint les franges les plus extrémistes de soutien aux généraux, les tristement notoires « éradicateurs » partisans de la guerre à outrance contre les islamistes et de leur élimination radicale, par tous les moyens (torture généralisée, disparitions forcées massacres collectifs…). La guerre « contre les civils9 » a trouvé dans ces milieux ses acteurs les plus engagés et ses propagandistes, notamment en Europe, les plus zélés.

La trouble et très sanglante guerre contre une population qui a « mal voté » en 1991, mobilise nombre de militants qui semblent par ailleurs peu sensibles à l’abandon progressif des acquis sociaux et au creusement accéléré des inégalités. En effet, les orientations libérales, dont le caractère mafieux est marqué, notamment depuis l’accord de « stand-by » avec le FMI en 1994, ne suscitent pratiquement pas de réactions des partis ou de personnalités « progressistes »10. L’accord avec le FMI constitue pourtant un coup majeur porté au secteur public, dont une partie significative est démantelée et vendue, bradée serait plus conforme, dans l’opacité la plus complète. Cette phase voit la mutation remarquable de nombre de figures publiques ci-devant marxistes en affairistes aux appétits illimités… L’application de l’accord d’ajustement structurel s’accompagne d’une mise au pas particulièrement brutale d’un encadrement qui refuse la liquidation du secteur public et les injonctions de la police politique. Ainsi, au cours des années 1994 et 1995, plus de 4 000 cadres seront emprisonnés sous les prétextes les plus divers. Certains mourront en prison ou des séquelles des tortures subies durant leur détention. La réorientation brutale de l’économie est efficacement masquée par la guerre contre les civils et les atteintes généralisées aux droits humains. Cette période ultraviolente qui culmine dans les massacres de masse exécutés par des « escadrons de la mort » relevant de la police secrète militaire s’achève avec la désignation d’Abdelaziz Bouteflika comme président de la république en 1999.

Les premières années du nouveau siècle sont celles de la double fortune du régime. Les attentats du 11 septembre 2001 réorientent complétement les politiques occidentales vers la « guerre des civilisations ». Les généraux putschistes empochent un jackpot inespéré, les organisations de défense de l’homme cessent progressivement de s’intéresser à l’Algérie et le régime redevient fréquentable. La mission première d’Abdelaziz Bouteflika est d’accompagner ce mouvement en exonérant au moyen de textes législatifs, une auto-amnistie de jure, les responsables de crimes contre l’humanité et d’atteintes massives aux droits de l’homme.

Un bonheur n’arrivant pas seul, le pétrole entre dans une phase de prix élevés qui durera plus d’une dizaine d’années, permettant dans la période 2003-2013 à ce pays d’une quarantaine de millions d’habitants de comptabiliser plus de 800 milliards de dollars de recettes d’exportations d’hydrocarbures. La corruption structurelle au sommet des appareils militaro-sécuritaires se hisse à des hauteurs inédites et modifie la structure de pouvoir en Algérie. Une classe d’intermédiaires liés aux groupes de décideurs à la présidence de la République et à la tête de l’armée se constitue grâce à une capacité illimitée de détournement et d’accaparement des richesses nationales. Ces hommes d’affaires sont aujourd’hui partie prenante aux centres de décision11. De fait, l’Algérie est désormais objectivement gouvernée, les décisions de politique économique parlant d’elles-mêmes, par une oligarchie en symbiose avec l’armée et la police politique12.

Les résistances populaires au libéralisme mafieux

Face à ces développements sociopolitiques qui s’opèrent ostensiblement mais sans réactions politiques significatives, est-il possible d’affirmer que les courants porteurs d’idées de justice et de progrès ont cessé d’exister en Algérie ? Il est vrai que toute expression contraire aux orientations mises en œuvre depuis 1994 est quasiment impossible. La société tout entière vit un régime d’oppression et la population abandonnée dans des conditions d’existence de plus en plus détériorées. L’épidémie de choléra qui a sévi dans le centre de l’Algérie à la fin août 2018 a montré l’étendue de l’incurie d’un régime impotent qui n’a d’autre politique que de bâillonner l’opinion pour étouffer dans l’œuf toute contestation. Le débat est interdit, l’expression étant confinée dans les marges clientélistes d’un régime qui a suscité le vide politique à la mesure de son effondrement moral, de sa faillite économique et sociale.

La scène politique vit donc un temps suspendu où les forces politiques qui traversent la société n’ont pas droit de cité en termes de structures, d’organisations ou même de discours. Les partisans très vocaux de l’éradication des islamistes ont disparu du champ médiatique, leurs thèses se révélant ineptes au fil de l’inexorable repli du système vers sa vérité première : l’appropriation brutale de la rente. La petite bourgeoisie francophone parmi laquelle se recrutait l’essentiel des activistes de gauche s’est progressivement coupée du reste de la population et les quelques manifestations sporadiques que tentent d’organiser des organisations issues de ce milieu restent sans écho et ne mobilisent pas les foules. Cependant, il est évident que les idées de progrès et de justice n’ont pas disparu du champ social, même si ceux qui les ont longtemps incarnées ont perdu toute audience. Tout comme le mouvement illégal mais massif d’exode vers l’Europe, l’expression antisystème virulente des jeunes lors des matchs de football en dit long sur le désespoir des nouveaux « damnés de la terre » de la dictature algérienne. Et tandis que des centaines de jeunes Algériennes et Algériens risquent leur vie en traversant la Méditerranée se constitue une bourgeoisie compradore inculte et largement délinquante en symbiose avec les centres de pouvoir comme on a pu le constater lors d’une récente et scabreuse affaire de trafic de cocaïne impliquant des chefs de la police et de l’armée13. Le creusement vertigineux des inégalités et le bâillonnement de l’expression politique contribuent à nourrir le ressentiment de très larges catégories abandonnées, notamment une jeunesse sans perspectives. Stérile et médiocre, la bourgeoisie militaire et ses façades civiles n’ont d’autres ressources que la répression et l’anesthésie du mécontentement populaire par les subventions. Mais cette politique touche à ses limites, la contraction de la rente ne permettant plus les fort dispendieuses redistributions clientélistes de la décennie précédente…

Face au libéralisme mafieux imposé par la dictature, la population oppose une tradition d’égalitarisme et de justice très ancrée, fort éloignée des dogmes et des idéologies. En rupture silencieuse mais radicale avec les institutions sans légitimité, les pseudo-partis et les médias qui servent d’alibi à la dictature. En attendant l’inévitable recomposition d’un champ politique authentique dans une Algérie effectivement libérée, il ne reste donc « de gauche » que ce que le peuple, dans ses profondeurs, a conservé en termes de refus de l’injustice et de l’arbitraire, de résistance au diktat impérialiste en Palestine et d’opposition à l’alignement sur l’Occident.

Notes

2 Tels qu’exprimés dans les textes fondamentaux de la Révolution algérienne, l’Appel du 1er novembre 1954 et la Plateforme de la Soummam (20 août 1956).

3 Cf. Ghazi Hidouci, Algérie, la libération inachevée, La Découverte, Paris, 1995, 302 pages

4 Sur l’action politique de Hocine Aït-Ahmed après le coup d’État de janvier 1992, on peut lire la contribution de Samir Ghezlaoui : https://blogs.mediapart.fr/samir-ghezlaoui/blog/221013/hocine-ait-ahmed-fin-du-coup-detat-aux-elections-truquees

5 Le Parti de la révolution socialiste (PRS) de Mohamed Boudiaf n’activait pratiquement plus à la fin des années 1980.

6 Voir Jean-Pierre Vernant, « Le PCF et la question algérienne », Voies nouvelles, 1959, www.vacarme.org/article143.html

7 Cf. Abdelaziz Saoudi, www.algerieinfos-saoudi.com/article-document-comment-on-a-liquide-le-pags-98147881.html

8 Un point de vue plutôt représentatif de l’opinion dominante des militants du Pags : https://blogs.mediapart.fr/edition/decouvrir-mediapart/article/040216/le-pags-et-cette-legalite-inopportune

9 Cf. Salima Mellah et François Gèze, « La “sale guerre” en Algérie : responsables et coupables », Le Monde, 16 mai 2005 : www.lemonde.fr/idees/article/2005/05/16/la-sale-guerre-en-algerie-responsables-et-coupables-par-francois-geze-et-salima-mellah_650231_3232.html

10 Avec des exceptions notables, notamment celle de Sadek Hadjerès, ex-secrétaire général du Pags. Cf. https://blogs.mediapart. fr/edition/decouvrir-mediapart/article/040216/le-pags-et-cette-legalite-inopportune

11 Cf. Omar Benderra, « L’Algérie des oligarques : l’alliance des baïonnettes et des coffres-forts », Algeria-Watch, décembre 2014 : www.algeria-watch.de/fr/article/analyse/algerie_des_oligarques.htm

12 Les capacités décisionnelles de cette nouvelle bourgeoisie militaro-compradore peuvent être illustrées, inter alia, par les circonstances qui ont entouré le limogeage d’un Premier ministre durant l’été 2017 (cf. www.lefigaro.fr/international/2017/08/15/01003-20170815ARTFIG00160-algerie-le-premier-ministre-deja-limoge-au-bout-de-trois-mois.php).

13 Cf. la vidéo : Algeria-Watch, « Nouveaux règlements de compte dans le sérail », 28 octobre 2018, https://www.youtube.com/watch?v=XPYK3CWJptM